Frise chronologique
1771
Naissance de Georges Cadoudal
Naissance de Georges Cadoudal
1771 (≈ 1771)
Naît à Auray, future figure chouanne.
1804
Exécution de Cadoudal
Exécution de Cadoudal
1804 (≈ 1804)
Condamné par Napoléon pour complot royaliste.
1830
Construction du mausolée
Construction du mausolée
1830 (≈ 1830)
Érigé par Lussault via souscription royaliste.
8 mars 1982
Classement monument historique
Classement monument historique
8 mars 1982 (≈ 1982)
Protection du mausolée, escalier et terrasses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble constitué par la maison (à l'exception du monument, de l'escalier d'accès et des terrasses périphériques classés) : inscription par arrêté du 10 février 1948 ; Monument, avec l'escalier d'accès et les terrasses périphériques (cad. AO 121) : classement par arrêté du 8 mars 1982
Personnages clés
| Georges Cadoudal - Général royaliste |
Inhumé dans le mausolée, exécuté en 1804. |
| Pierre-Marie Lussault - Architecte |
Conçoit le monument en 1830. |
Origine et histoire
Le monument de Cadoudal est un mausolée néo-classique érigé en 1830 par l’architecte Pierre-Marie Lussault, grâce à une souscription royaliste. Situé à Auray dans le Morbihan, il repose sur les ruines d’un monastère et se distingue par son plan circulaire, sa coupole surmontée d’un lanterneau, et un escalier d’accès entouré de terrasses. À l’intérieur, un retable en bois du XVIIIe siècle, originaire de la chapelle de Gouberville, repose sur un soubassement de 1905. Ce monument commémore Georges Cadoudal, général chouan et figure de la résistance royaliste sous le Premier Empire.
Le mausolée abrite les restes de Georges Cadoudal, exécuté en 1804 à Paris sur ordre de Napoléon Ier pour avoir tenté de rétablir la monarchie des Bourbons. L’édifice, classé monument historique en 1982, symbolise l’héritage contre-révolutionnaire breton. Son architecture sobre et son emplacement surélevé reflètent une volonté de sacralisation, tandis que la maison natale de Cadoudal, voisine et partiellement protégée depuis 1948, conserve une cachette de Chouans entre ses étages.
La protection du site s’étend à l’escalier et aux terrasses, classés en 1982, tandis que la maison (hors monument) est inscrite depuis 1948. Propriété mixte (commune et privée), le mausolée illustre l’engagement des royalistes bretons du XIXe siècle, tout en intégrant des éléments patrimoniaux plus anciens, comme le retable du XVIIIe siècle. Son état de conservation et sa localisation précise (11 Chemin de Kerleano) en font un lieu de mémoire accessible, bien que sa vocation actuelle (visites, événements) ne soit pas explicitement documentée.