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Monument de Cadoudal à Auray dans le Morbihan

Patrimoine classé Monument

Monument de Cadoudal à Auray

    Kerléano
    56400 Auray
Propriété de la commune ; propriété privée
Monument de Cadoudal à Auray
Monument de Cadoudal à Auray
Monument de Cadoudal à Auray
Monument de Cadoudal à Auray
Monument de Cadoudal à Auray
Crédit photo : NicolasGrandjean - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1771
Naissance de Georges Cadoudal
1804
Exécution de Cadoudal
1830
Construction du mausolée
8 mars 1982
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble constitué par la maison (à l'exception du monument, de l'escalier d'accès et des terrasses périphériques classés) : inscription par arrêté du 10 février 1948 ; Monument, avec l'escalier d'accès et les terrasses périphériques (cad. AO 121) : classement par arrêté du 8 mars 1982

Personnages clés

Georges Cadoudal - Général royaliste Inhumé dans le mausolée, exécuté en 1804.
Pierre-Marie Lussault - Architecte Conçoit le monument en 1830.

Origine et histoire

Le monument de Cadoudal est un mausolée néo-classique érigé en 1830 par l’architecte Pierre-Marie Lussault, grâce à une souscription royaliste. Situé à Auray dans le Morbihan, il repose sur les ruines d’un monastère et se distingue par son plan circulaire, sa coupole surmontée d’un lanterneau, et un escalier d’accès entouré de terrasses. À l’intérieur, un retable en bois du XVIIIe siècle, originaire de la chapelle de Gouberville, repose sur un soubassement de 1905. Ce monument commémore Georges Cadoudal, général chouan et figure de la résistance royaliste sous le Premier Empire.

Le mausolée abrite les restes de Georges Cadoudal, exécuté en 1804 à Paris sur ordre de Napoléon Ier pour avoir tenté de rétablir la monarchie des Bourbons. L’édifice, classé monument historique en 1982, symbolise l’héritage contre-révolutionnaire breton. Son architecture sobre et son emplacement surélevé reflètent une volonté de sacralisation, tandis que la maison natale de Cadoudal, voisine et partiellement protégée depuis 1948, conserve une cachette de Chouans entre ses étages.

La protection du site s’étend à l’escalier et aux terrasses, classés en 1982, tandis que la maison (hors monument) est inscrite depuis 1948. Propriété mixte (commune et privée), le mausolée illustre l’engagement des royalistes bretons du XIXe siècle, tout en intégrant des éléments patrimoniaux plus anciens, comme le retable du XVIIIe siècle. Son état de conservation et sa localisation précise (11 Chemin de Kerleano) en font un lieu de mémoire accessible, bien que sa vocation actuelle (visites, événements) ne soit pas explicitement documentée.

Liens externes