Frise chronologique
584
Assassinat de Chilpéric Ier
Assassinat de Chilpéric Ier
584 (≈ 584)
Événement commémoré par le monument à Chelles.
septembre 1792
Destruction de la croix de fer
Destruction de la croix de fer
septembre 1792 (≈ 1792)
Abattue par un bataillon révolutionnaire traversant Chelles.
1862
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
1862 (≈ 1862)
Protection des vestiges par la liste de 1862.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument dit de Chilpéric (restes) : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Chilpéric Ier - Roi des Francs |
Assassiné à Chelles en 584, événement commémoré. |
| Auguste Longnon - Historien |
A décrit la colonne au XVIIIe siècle. |
Origine et histoire
Le monument dit de Chilpéric, situé à Chelles (Seine-et-Marne), est un vestige historique dont l'origine remonte à une époque indéterminée. Il se compose aujourd'hui d'un fût de colonne posé sur un socle rectangulaire, installé dans le parc du souvenir Émile-Fouchard, en centre-ville. À la fin du XVIIIe siècle, selon Auguste Longnon, cette colonne était surmontée d'une pierre cylindrique supportant une croix de fer, abattue en septembre 1792 par un bataillon traversant la ville. Les restes actuels, réduits à leur base, ont été classés au titre des monuments historiques dès 1862.
Ce monument est traditionnellement associé à l'assassinat de Chilpéric Ier, roi des Francs, survenu à Chelles en 584 lors de son retour d'une partie de chasse. Bien que son appellation varie (pierre, borne ou croix de Chilpéric, ou encore Croix de Sainte-Bautheur), son rôle commémoratif lié à cet événement historique reste constant. Les sources mentionnent également son emplacement initial comme un point de repère local, bien que sa forme originelle et sa fonction précise avant le XVIIIe siècle demeurent partiellement inconnues.
La protection du monument en 1862 souligne son importance patrimoniale, malgré son état fragmentaire. Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux de la Révolution française, marquée par la destruction de symboles comme la croix de fer. Aujourd'hui, il constitue un témoignage matériel des légendes mérovingiennes en Île-de-France, tout en illustrant les transformations subies par les monuments anciens au fil des siècles.