Frise chronologique
XIe siècle
Première mention d’une chapelle
Première mention d’une chapelle
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle Saint-Ulrich à l’origine.
XIIe siècle
Construction de l’église paroissiale
Construction de l’église paroissiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Tour-porche romane encore visible.
1530
Introduction de la Réforme
Introduction de la Réforme
1530 (≈ 1530)
Paroisse devient protestante.
1618
Rétablissement du culte catholique
Rétablissement du culte catholique
1618 (≈ 1618)
Par Georges Wurmser.
1783
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1783 (≈ 1783)
Conservation de la tour romane.
1er quart XVIIIe siècle
Construction du monument
Construction du monument
1er quart XVIIIe siècle (≈ 1825)
Funéraire de Jean-François Melchior, seigneur.
21 avril 1934
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 avril 1934 (≈ 1934)
Arrêté de protection du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument funéraire de Jean-François Melchior, seigneur de Birchenwald, encastré dans le mur de clôture : inscription par arrêté du 21 avril 1934
Personnages clés
| Jean-François Melchior - Seigneur de Birchenwald |
Propriétaire du monument funéraire. |
| Georges Wurmser - Seigneur local |
Rétablit le culte catholique en 1618. |
| Famille Wurmser - Propriétaires du village |
Dalle funéraire dans l’église. |
Origine et histoire
Le monument funéraire de Jean-François Melchior, seigneur de Birchenwald, est un édifice du 1er quart du XVIIIe siècle situé à Oberschaeffolsheim, dans le Bas-Rhin. Il est encastré dans le mur de clôture de l’église du village, elle-même reconstruite en 1783 tout en conservant une tour-porche romane du XIIe siècle. Ce monument funéraire reflète l’importance des familles nobles locales, comme les Wurmser, propriétaires du village et dont une dalle funéraire subsiste dans l’église.
L’église d’Oberschaeffolsheim, à laquelle le monument est associé, possède une histoire complexe. Une chapelle Saint-Ulrich y est attestée dès le XIe siècle, remplacée par un édifice paroissial au XIIe siècle. Après la Réforme en 1530, la paroisse devint protestante jusqu’en 1618, date à laquelle Georges Wurmser rétablit le culte catholique. La tour romane, conservée lors de la reconstruction de 1783, fut surélevée et coiffée d’une flèche.
Le monument funéraire de Jean-François Melchior a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 21 avril 1934. Ce classement souligne sa valeur patrimoniale, liée à l’architecture funéraire aristocratique alsacienne du début du XVIIIe siècle. L’église, quant à elle, mêle des éléments roman (baies géminées, chapiteaux cubiques) et des ajouts postérieurs, comme les peintures murales partiellement effacées ou les marques de tâcherons sur les pierres.
Le site, situé au 18 rue de la Mairie, illustre aussi les transformations religieuses et architecturales de l’Alsace, entre héritage médiéval, réformes protestantes et restauration catholique. La présence de traces de décor peint (imitation de chaînage, cadran solaire) et la réutilisation de la tour romane témoignent d’une continuité historique malgré les bouleversements.
Aujourd’hui, le monument funéraire reste accessible dans son contexte d’origine, intégré au paysage villageois. Son inscription parmi les monuments historiques du Bas-Rhin en fait un témoin privilégié de l’histoire locale et de l’influence des seigneurs comme les Melchior ou les Wurmser.