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Monument funéraire de la famille Cacaud à Gentioux-Pigerolles dans la Creuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Monument

Monument funéraire de la famille Cacaud à Gentioux-Pigerolles

    Gentioux
    23340 Gentioux-Pigerolles
Propriété de la commune
Monument funéraire de la famille Cacaud à Gentioux-Pigerolles
Monument funéraire de la famille Cacaud à Gentioux-Pigerolles
Crédit photo : Fourgeaudg - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1 décembre 1827
Naissance de Jean Cacaud
vers 1870
Construction du monument
12 août 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Monument funéraire de la famille Cacaud, dans le cimetière (cad. AC 90) : inscription par arrêté du 12 août 1988

Personnages clés

Jean Cacaud - Sculpteur et tailleur de pierre Auteur du monument pour sa famille.
Sœur de Jean Cacaud - Couturière (hypothèse) Stèle centrale probablement dédiée.

Origine et histoire

Le monument funéraire de la famille Cacaud, situé dans le cimetière de Gentioux-Pigerolles (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), a été sculpté vers 1870 par Jean Cacaud lui-même, un tailleur de pierre ayant vécu dans une cabane au flanc du mont de la Bauze. Ce monument se distingue par sa structure rectangulaire, entourée de cinq stèles richement ornées, dont une dédiée à sa sœur couturière. Les sculptures, comme la tête barbue soutenue par deux chiens ou le personnage encapuchonné agenouillé, reflètent un savoir-faire artisanal local et une symbolique funéraire complexe.

La stèle centrale, à l’arrière du tombeau, est surmontée d’un fronton triangulaire ajouré d’un trilobe, tandis que les rampants sont garnis de statuettes. Une inscription sur la face sud rend hommage à Jean Cacaud, né en 1827, en tant qu‘« artiste tailleur de pierre ». Le monument, classé en 1988, illustre l’importance des traditions artisanales dans les zones rurales du Limousin au XIXe siècle, où les sépultures familiales servaient aussi de démonstration de statut social et de piété.

Selon la tradition orale, Jean Cacaud aurait vécu simplement, dans une cabane près du mont de la Bauze, ce qui contraste avec la sophistication de son œuvre. Le monument, propriété de la commune, témoigne d’une période où les métiers de la pierre, comme la taille ou la sculpture, jouaient un rôle central dans la vie économique et culturelle des villages. Les motifs décoratifs, comme les feuilles imbriquées ou les colonnettes, s’inspirent à la fois des styles classiques et des savoir-faire locaux, typiques de la région.

L’inscription par arrêté du 12 août 1988 comme Monument Historique souligne la valeur patrimoniale de cette sépulture, unique en son genre dans le département de la Creuse. Le monument, bien que modeste par sa taille, se distingue par son iconographie variée et son état de conservation relatif, malgré une localisation GPS jugée « passable ». Il reste un témoignage poignant de l’art funéraire rural et de la vie des artisans du XIXe siècle en Limousin.

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