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Monument aux morts à Fix-Saint-Geneys en Haute-Loire

Haute-Loire

Monument aux morts

    4 Rue de la Mairie
    43320 Fix-Saint-Geneys

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1923
Conflit sur le projet initial
1924
Statue de poilu non érigée
1926
Inauguration du monument actuel
1927
Agrandissement de l’enclos
10 avril 2019
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le monument aux morts, en totalité, y compris son enclos et ses canons (cad. B 1327) : inscription par arrêté du 10 avril 2019

Personnages clés

Auguste Roux - Architecte départemental Concepteur du monument final (1926)
Gaston Dintrat - Sculpteur drômois Auteur de la figure féminine allégorique
Maire de Fix-Saint-Geneys (1923-1924) - Opposant au projet initial Préférait une statue de poilu en bronze
Conseil municipal (1923) - Partisan de la pierre de Volvic Soutien au marbrier de Brioude

Origine et histoire

Le monument aux morts de Fix-Saint-Geneys, situé en Auvergne-Rhône-Alpes, est le fruit d’un conflit politique local dans les années 1920. En 1923, le conseil municipal soutient un projet en pierre de Volvic, jugé inadapté par le maire, qui préfère une statue de poilu en bronze. Après deux projets rejetés (l’un pour son manque d’unité artistique, l’autre jamais érigé), une nouvelle municipalité valide en 1926 un monument conçu par l’architecte Auguste Roux, plus ambitieux et approuvé par le préfet.

L’œuvre finale, inaugurée en 1926, se distingue par une figure féminine à l’antique, sculptée par Gaston Dintrat, mêlant symbolisme et Art déco. Ses bras étendus évoquent la Vierge de miséricorde médiévale. L’enclos, agrandi en 1927, intègre des obus aux angles et deux canons Krupp allemands (modèle 1904), saisis pendant la Première Guerre mondiale. Ces éléments métalliques et végétaux créent une composition hybride, unique dans la région.

Le monument est inscrit aux monuments historiques en 2019 pour sa valeur artistique et mémorielle. Son histoire reflète les tensions locales autour de la commémoration, entre tradition régionaliste (pierre de Volvic) et modernité (bronze, Art déco). Les canons Krupp, ajoutés ultérieurement, rappellent l’héritage militaire du conflit, tandis que l’architecture de Roux et la sculpture de Dintrat en font un exemple remarquable de l’art funéraire d’entre-deux-guerres.

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