Projet initial refusé 1919 (≈ 1919)
Proposition de chapelle-monument rejetée par le préfet.
1926
Achèvement du monument
Achèvement du monument 1926 (≈ 1926)
Inauguration de l’enfeu en pierre de Jagonas.
10 avril 2019
Classement monument historique
Classement monument historique 10 avril 2019 (≈ 2019)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument aux morts adossé à la chapelle sud de l'église (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 10 avril 2019
Personnages clés
Régis Roche - Architecte
Concepteur du monument et de l’extension de l’église.
Jean Arnaud - Marbrier-sculpteur
Réalisateur du monument en pierre locale.
Noël et Félix Thiollier - Historiens de l’art
Auteurs d’un ouvrage inspirant le style roman.
Origine et histoire
Le monument aux morts de Rauret a été conçu dans l’entre-deux-guerres pour rendre hommage aux enfants du village morts pour la France. Initialement, en 1919, l’architecte Régis Roche propose d’agrandir l’église paroissiale, jugée trop exiguë, en y ajoutant une chapelle latérale dédiée aux défunts. Ce projet, perçu comme un détournement de subventions par le préfet, est refusé. La commune décide alors de financer elle-même l’extension de l’église et d’y intégrer un monument aux morts distinct, dessiné par Roche et sculpté par le marbrier Jean Arnaud.
Le monument, achevé en 1926, prend la forme d’un enfeu sobre en pierre de Jagonas, une carrière locale. Flanqué de deux colonnes aux chapiteaux feuillus, il supporte un arc polylobé abritant un cénotaphe. Les noms des soldats morts y sont gravés. Son style s’inspire de l’art roman du Velay, avec des détails ornementaux (archivolte à boules, tailloirs ouvragés) évoquant des modèles régionaux comme le portail de l’église Sainte-Foy de Bains. Ce choix artistique reflète la redécouverte, à l’époque, du patrimoine roman local, théorisée dès 1900 par les frères Thiollier dans leur ouvrage sur l’architecture religieuse du diocèse du Puy.
Classé monument historique en 2019, le monument de Rauret incarne à la fois un devoir de mémoire envers les victimes de la Première Guerre mondiale et une célébration érudite de l’héritage architectural roman. Son intégration à l’église, par son emplacement et son style, en fait un témoignage unique des préoccupations culturelles et commémoratives de l’entre-deux-guerres en Haute-Loire.
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