Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Époque des dolmens et menhirs
10 juin 1920
Classement partiel (site de Quélarn)
Classement partiel (site de Quélarn)
10 juin 1920 (≈ 1920)
Protection au titre monuments historiques
26 août 1921
Classement du dolmen de Tronval
Classement du dolmen de Tronval
26 août 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monuments mégalithiques près de Tronval (cad. E 345p ; D 1335) : classement par arrêtés du 10 juin 1920 et du 26 août 1921
Personnages clés
| Armand René du Châtellier - Archéologue du XIXe siècle |
Premier descriptif écrit du site |
| Pierre-Roland Giot - Archéologue breton |
Fouilles et clarification des dates |
Origine et histoire
Le dolmen de Tronval, situé à Plobannalec-Lesconil dans le Finistère, fait partie d’un ensemble mégalithique daté du Néolithique. Il se trouve à proximité du site de Quélarn, à environ 100 mètres au sud-est, et à 400 mètres du menhir de Quélarn, en limite avec la commune de Treffiagat. Accessible par un sentier depuis la route de Quélarn, il est visible dans une clairière boisée. Ce dolmen, aujourd’hui partiellement effondré, était initialement décrit comme un ensemble de deux dolmens de grandes dimensions, accompagnés de deux menhirs proches.
La première mention écrite du site remonte à Armand René du Châtellier au XIXe siècle, bien que sa description mêle le dolmen de Tronval et l’ensemble mégalithique voisin de Quélarn. Cette confusion s’explique par leur proximité géographique et l’absence de nom de lieu-dit précis. Les deux sites ont été classés monuments historiques en 1920 et 1921, mais Pierre-Roland Giot, ayant fouillé Quélarn, attribue la date du 10 juin 1920 à ce dernier, laissant le 26 août 1921 pour le dolmen de Tronval.
À l’origine, le dolmen de Tronval comprenait deux structures imposantes, avec des tables mesurant jusqu’à 3,10 mètres de long. Aujourd’hui, un seul dolmen subsiste, sa table reposant sur trois orthostates et une dalle latérale. Les menhirs associés, signalés par du Châtellier, étaient situés à 150 mètres au nord et 400 mètres à l’ouest. Ces vestiges illustrent les pratiques architecturales et rituelles du Néolithique en Bretagne, période marquée par l’émergence de monuments funéraires collectifs.