Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la motte
Construction de la motte
XIe siècle (≈ 1150)
Édification du château de terre initial
début XIVe siècle
Abandon du site
Abandon du site
début XIVe siècle (≈ 1404)
Disparition des textes mentionnant la motte
XIXe siècle
Assèchement des étangs
Assèchement des étangs
XIXe siècle (≈ 1865)
Transformation du paysage agricole
19 septembre 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
19 septembre 1989 (≈ 1989)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte castrale (cad. A1 63) : inscription par arrêté du 19 septembre 1989
Personnages clés
| Sires de Thoire-Villars - Seigneurs locaux |
Constructeurs du château de Montribloud vers le XIVe |
| Abbé Jolibois - Historien local (XIXe) |
A décrit la poype en 1853 |
| Henri Barthoux - Chercheur |
A émis des hypothèses sur les liens avec Montribloud |
Origine et histoire
La motte castrale de Saint-André-de-Corcy, aussi appelée poype de la Roussière, est un vestige médiéval du XIe siècle situé à 2 km au nord du village, dans le département de l’Ain. Ce château de terre, de forme circulaire et tronconique, culmine à 301 mètres d’altitude au milieu de terres agricoles. Il mesure 40 mètres de diamètre à sa base et 15 mètres au sommet, avec une hauteur de 8 mètres. Une plate-forme hémicirculaire adjacente, probablement l’ancienne basse-cour, s’étend sur 110 mètres du nord au sud et domine le terrain de 1 à 2 mètres. Le site, aujourd’hui boisé, conserve des traces de fossés et de matériaux dispersés par les labours.
La motte castrale disparaît des archives au début du XIVe siècle, période où les sires de Thoire-Villars construisent le château de Montribloud à proximité. Les fouilles archéologiques des années 1980 suggèrent une occupation jusqu’au XIVe siècle, avec des vestiges de tuiles et tessons médiévaux. Le site, remanié pour l’agriculture, perd ses fossés et bâtiments, mais son tertre subsiste comme unique exemple des cinq poypes originelles de la commune. La toponymie Roussière n’apparaît qu’au XVe siècle, liée à des limites territoriales mentionnées en 1415-1418.
Classée monument historique par arrêté du 19 septembre 1989, la motte castrale illustre l’architecture militaire médiévale en Dombes. Son nom alternatif, Les Roussières, pourrait évoquer une dépendance seigneuriale, peut-être liée au château de Sure ou à la maison forte voisine du même nom. Les étangs environnants, asséchés au XIXe siècle, et les fossés comblés témoignent des transformations du paysage. Aujourd’hui, le site, accessible depuis la route départementale 5, offre un exemple rare de motte conservée dans la région.
Les recherches archéologiques ont révélé que la motte était entourée d’un fossé, avec une basse-cour en arc de cercle. Les matériaux résiduels (pierres, galets) et les tessons médiévaux confirment son usage défensif et résidentiel. Bien que les bâtiments aient disparu, la structure de terre reste un marqueur historique majeur, associé à l’organisation féodale locale. La poype est mentionnée en 1853 par l’abbé Jolibois comme un site remarquable, avec des traces de retranchements, soulignant son importance patrimoniale.