Motte castrale à Saint-André-de-Corcy dans l'Ain

Motte castrale

  • 01390 Saint-André-de-Corcy
Motte castrale
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Motte castrale
Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1900
2000
XIe siècle
Premières traces d'occupation
XIIIe siècle
Mention d'une famille seigneuriale
XIVe siècle
Disparition des textes
19 septembre 1989
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Motte castrale (cad. A1 63) : inscription par arrêté du 19 septembre 1989

Personnages clés

Henri Barthoux Historien ayant évoqué la dépendance de la motte à la seigneurie de Montribloud.
Guichenon Historien ayant évoqué l'hypothèse d'une identification avec la poype de Breignant en 1650.
Abbé Jolibois Historien ayant distingué clairement deux poypes en 1853.

Origine et histoire

La motte castrale dite des Roussières ou poype de la Roussière, située à 2 km au nord de Saint-André-de-Corcy près de la RD5 et culminant à 301 m, est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 septembre 1989. Si une famille seigneuriale n'est mentionnée qu'au XIIIe siècle, des indices de surface font état d'une présence dès le XIe siècle, et des fouilles menées dans les années 1980 datent la construction au XIIe ou XIIIe siècle avec occupation jusqu'au XIVe siècle. Le château et sa basse-cour disparaissent des textes au début du XIVe siècle lorsque les sires de Thoire-Villars font ériger le château de Montribloud. Le site se présente comme un tertre circulaire entouré d'un fossé, avec une basse-cour accolée à l'ouest ; le tertre, boisé aujourd'hui, mesure environ 40 m de diamètre à la base, 15 m au sommet et 8 m de hauteur, la plate-forme hémisphérique attenante faisant approximativement 110 m du nord au sud sur 65 m d'est en ouest et dominant le terrain voisin d'1 à 2 m. Sur la commune il y avait cinq poypes et la Roussière est la seule dont le tertre est encore conservé. Dès l'origine la motte a sans doute été dépendance d'une seigneurie — soit de Sure, peut‑être la « domus de Sura » citée en 1299, soit de Montribloud selon Henri Barthoux — et le toponyme Roussière n'apparaît qu'au début du XVe siècle, la « poype de Rozières » étant mentionnée dans un terrier de 1415-1418. L'hypothèse d'une identification avec la poype de Breignant, évoquée par Guichenon en 1650 et reprise par certains archéologues, est contestée : le cadastre de 1819 situe l'étang de Breignant à 1 km au sud‑est du château de Sure tandis que la poype de la Roussière est à 350 m au nord‑ouest, et l'abbé Jolibois, en 1853, distingue clairement deux poypes. Au début du XIXe siècle le site appartenait au domaine de Sure et le cadastre de 1819 montre le tertre entouré d'un fossé en eau et la basse‑cour partiellement bordée d'un fossé en arc de cercle ; les étangs ont été presque entièrement asséchés au XIXe siècle. Des travaux agricoles ultérieurs ont comblé les fossés et tenté d'aplanir le tertre : il ne subsiste aujourd'hui aucune construction, les fouilles de surface dans la basse‑cour, fortement remaniée au cours des trente dernières années, n'ayant livré que des fragments de tessons médiévaux et de tuiles, et le lieu conserve le nom local de « la Poype ».

Liens externes