Motte castrale à Saint-Jean-de-Thurigneux dans l'Ain

Motte castrale

  • 01390 Saint-Jean-de-Thurigneux
Motte castrale
Motte castrale
Motte castrale
Motte castrale
Crédit photo : Ce fichierest l’œuvre deXavier Caré. Merci de cré - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2100
1180
Première citation
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction initiale
1460
Résistance aux troupes
XVIIe siècle
Abandon progressif
19 septembre 1989
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Fin du XXe siècle
Dégagements archéologiques

Patrimoine classé

Motte castrale (cad. A 137 à 139) : inscription par arrêté du 19 septembre 1989

Personnages clés

Adalard de Villars Seigneur mentionné comme propriétaire de la motte castrale.
Guichard de l’Île Barbe Abbé à qui la seigneurie fut donnée après une série de cessions.
Camille de Neufville de Villeroy Personnalité à qui la seigneurie fut remise en 1665.
Amédée VIII Duc de Savoie dont les troupes ont tenté de prendre le château en 1460.

Origine et histoire

La motte castrale, dite poype de Ligneux, se dresse à Saint-Jean-de-Thurigneux (Ain) sur le plateau de la Dombes ; son établissement remonte à la seconde moitié du XIIe siècle et elle est citée en 1180. Elle occupe un terrain plat à environ 1,5 km à l’est de la route départementale 88 vers Rancé et à 1,3 km au nord du village. Adalard de Villars est mentionné comme seigneur et, après une série de cessions, la seigneurie fut donnée à l’abbé Guichard de l’Île Barbe ; liée à un prieuré, elle resta possession de l’abbaye jusqu’en 1665, puis fut remise à Camille de Neufville de Villeroy, avant de passer aux familles de Villeroy, Luxembourg et Boufflers, qui en firent le chef-lieu d’une châtellenie de Dombes et prétendaient au titre de baronnie. Le château résista aux efforts des troupes d’Amédée VIII, duc de Savoie, en 1460 ; à partir du XVe siècle le site et le prieuré furent progressivement abandonnés par la plupart des habitants et des moines. Au XVIIe siècle la poype était encore ceinte de murs en briques et surmontée d’une tour octogonale ; aujourd’hui ne subsistent que la motte et ses fossés, tandis que des dégagements menés à la fin du XXe siècle ont mis au jour les vestiges en briques d’un grand bâtiment pentagonal, vraisemblablement les restes d’un manoir du XVIIe siècle. Le site, peu bouleversé, se compose de deux parties : une motte tronconique entourée d’un large fossé en eau (36 m de diamètre à la base, 12 m au sommet, hauteur 11 m) et, accolée au nord‑ouest, une basse‑cour elliptique surélevée d’environ 100 m sur 200 m défendue par fossé et rempart, la motte étant séparée de la basse‑cour par un rempart en forme de croissant. La motte castrale fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 19 septembre 1989.

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