Frise chronologique
Milieu du Moyen Âge (Xe–XIIe siècles)
Construction présumée
Construction présumée
Milieu du Moyen Âge (Xe–XIIe siècles) (≈ 1250)
Période d'édification estimée de la motte.
30 septembre 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 septembre 1997 (≈ 1997)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte castrale, ainsi que le terrain (sol et sous-sol) sur lequel elle est située (cad. C 647) : inscription par arrêté du 30 septembre 1997
Origine et histoire
La motte castrale de Kergorlay, située dans le hameau éponyme près de Motreff (Finistère), est un vestige défensif caractéristique du milieu du Moyen Âge. De forme tronconique, elle culmine à environ 10 mètres de hauteur, avec une base de 50 mètres de diamètre et un sommet aplani de 20 mètres. Des traces de constructions en pierres sèches y sont visibles, suggérant une occupation ou une fortification sommaire. Ce type de structure, souvent associée à des seigneurs locaux, servait à contrôler les terres environnantes et à assurer une protection minimale contre les raids ou conflits régionaux.
La motte est ceinturée par un fossé sec de 5 mètres de large et profond de 2,5 à 3 mètres, renforçant son caractère défensif. Bien que son histoire précise ne soit pas détaillée dans les sources, son inscription comme Monument Historique en 1997 atteste de son importance patrimoniale. Les mottes castrales, fréquentes en Bretagne à cette époque, reflètent une organisation féodale où les petites seigneuries locales jouaient un rôle clé dans la structuration du territoire et la protection des populations rurales.
Le site, aujourd’hui protégé (y compris son sol et sous-sol), offre un exemple bien conservé de ces ouvrages de terre, typiques des Xe–XIIe siècles. Son emplacement dominant le hameau de Kergorlay suggère un choix stratégique pour surveiller les alentours. L’absence de sources écrites contemporaines limite la connaissance de son usage exact, mais son architecture évoque une fonction à la fois militaire et symbolique, marquant le pouvoir d’un seigneur ou d’une famille locale.