Construction de la motte Milieu du Moyen Âge (XIe–XIIIe siècle) (≈ 1350)
Période estimée d'édification du site.
18 septembre 1995
Classement MH
Classement MH 18 septembre 1995 (≈ 1995)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble du site, à savoir : motte, basse-cour et terrain (totalité de la parcelle ZB 3, sol et sous-sol) sur lequel elles sont établies : inscription par arrêté du 18 septembre 1995
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Sources manquantes sur les occupants.
Origine et histoire de la Motte castrale de Rospellem
La motte castrale de Rospellem est un site fortifié médiéval situé à Carnoët, dans le département des Côtes-d’Armor en Bretagne. Implantée à l’extrémité sud d’un éperon rocheux, elle surplombe la confluence de l’Aulne et du ruisseau de Landeren, offrant une position stratégique à la fois défensive et économique. Son architecture se compose d’une motte tronconique de 15 mètres de haut, entourée d’un large fossé sec, et d’une basse-cour protégée par une levée de terre et un second fossé. La plateforme sommitale conserve des vestiges de constructions en pierre, bien que partiellement altérés par des creusements ultérieurs.
Le site, en excellent état de conservation, illustre les techniques de fortification typiques du Moyen Âge central. Son organisation spatiale reflète une double vocation : contrôle militaire du territoire et gestion des ressources locales, comme en témoignent sa position dominante et ses aménagements défensifs. La basse-cour, située au sud, occupait probablement des fonctions agricoles ou artisanales, complétant le rôle résidentiel et stratégique de la motte.
La motte castrale de Rospellem a été officiellement reconnue pour sa valeur patrimoniale par une inscription au titre des monuments historiques le 18 septembre 1995. Cet arrêté protège l’intégralité du site, incluant la motte, la basse-cour et leur environnement immédiat (parcelle ZB 3), tant en surface qu’en sous-sol. Cette protection légale souligne son importance comme témoignage matériel de l’occupation féodale en Bretagne intérieure.
Les sources disponibles, notamment les notices de la base Mérimée et les descriptions géographiques, soulignent la précision de sa localisation (coordonnées GPS associées à l’adresse approximative 5557 Pontroel, Carnoët). Le site, bien que non explicitement mentionné comme ouvert au public dans les documents consultés, bénéficie d’une localisation aisément accessible dans le paysage, entre les vallées de l’Aulne et de ses affluents.
Aucune information n’est disponible concernant les commanditaires ou les occupants historiques de la motte. Les données archivistiques se limitent à sa description morphologique et à son classement patrimonial, sans référence à des événements spécifiques ou à des personnages associés. Son étude relève ainsi principalement de l’archéologie du paysage et de l’histoire de l’habitat fortifié breton entre le XIe et le XIIIe siècle.
Le contexte régional du Moyen Âge central en Bretagne était marqué par une fragmentation du pouvoir entre seigneurs locaux et autorités ducales. Les mottes castrales, comme celle de Rospellem, jouaient un rôle clé dans l’affirmation des pouvoirs féodaux, servant à la fois de résidences seigneuriales, de centres de perception des redevances et de points de contrôle des axes de communication. Leur implantation près des cours d’eau, comme ici à la confluence de l’Aulne, facilitait également la gestion des ressources hydrauliques et des terres agricoles environnantes.