Frise chronologique
Avant 1207
Construction de la motte
Construction de la motte
Avant 1207 (≈ 1207)
Bâtie par Pierre Bertin, sénéchal d'Henri II.
19 avril 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
19 avril 1989 (≈ 1989)
Protection des vestiges et du sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte castrale du Breuil-Bertin : ensemble des vestiges et sol des parcelles (cad. B 717, 718, 781, 782) : inscription par arrêté du 19 avril 1989
Personnages clés
| Pierre Bertin - Sénéchal d'Henri II Plantagenêt |
Commanditaire de la motte avant 1207. |
| Jean Métayer - Archéologue |
A dirigé les fouilles du site. |
Origine et histoire
La motte castrale du Breuil-Bertin est un site médiéval situé à Saint-Ouen-d'Aunis, dans le département de la Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine). Ce monument, caractéristique des constructions défensives du Moyen Âge, se compose d’une motte entourée de deux enceintes de terre et de fossés. Des fouilles archéologiques, menées notamment par Jean Métayer, ont révélé des terrassements importants ainsi que des éléments sculptés sur la motte, suggérant la présence d’un bâtiment en pierre. Une galerie souterraine a également été identifiée dans la basse-cour, attestant de la complexité de ce site fortifié.
La construction de cette motte castrale est attribuée à Pierre Bertin, sénéchal d’Henri II Plantagenêt, et remonte à une date antérieure à 1207. Ce type de fortification, courant à l’époque féodale, servait à la fois de résidence seigneuriale et de point de défense stratégique. La motte et ses vestiges ont été protégés par une inscription au titre des monuments historiques le 19 avril 1989, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale et historique.
Les recherches archéologiques ont permis de mettre en lumière des aspects techniques et architecturaux de ce site. Les terrassements et les éléments sculptés découverts sur la motte indiquent l’existence d’une structure en pierre, probablement un donjon ou une tour. La galerie souterraine de la basse-cour pourrait avoir servi de passage ou de stockage, reflétant les besoins logistiques et défensifs des occupants. Ces découvertes enrichissent la compréhension des techniques de construction et de l’organisation spatiale des mottes castrales en Poitou-Charentes durant le Moyen Âge.