Frise chronologique
Milieu du Moyen Âge
Construction de la motte
Construction de la motte
Milieu du Moyen Âge (≈ 1125)
Période estimée de l'édification du site.
15 octobre 1995
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 octobre 1995 (≈ 1995)
Protection officielle du site et de son environnement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Totalité de la motte castrale et parcelle ZH 27 (sol, sous-sol et élévations) sur laquelle elle est établie : inscription par arrêté du 17 octobre 1995
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié. |
Origine et histoire
La motte castrale du Roc’h est un ouvrage fortifié médiéval situé sur un promontoire rocheux à Arzano, dans le Finistère. Elle fait partie de l’ancienne forteresse de la Roche-Moisan et était surmontée d’une tour de bois surveillant la vallée du Scorff. Le site, protégé par un fossé sec taillé dans la roche, a été aménagé en réutilisant des matériaux issus du creusement de ce fossé et des apports de terre. La motte, de forme tronconique avec des flancs abrupts, culmine à environ 15 mètres de hauteur.
La plateforme sommitale, aujourd’hui envahie par les broussailles, conserve les vestiges d’un muret en pierre. À l’ouest, un fossé profond de 3 à 4 mètres et large de 6 mètres renforçait la défense du site. Un enclos, ou basse-cour, était accolé au sud du tertre, tandis qu’un étang, aujourd’hui disparu, protégeait autrefois le flanc opposé à la rivière. L’ensemble s’étendait sur environ 5 000 m2 et s’intégrait harmonieusement au relief naturel.
Classée monument historique depuis le 15 octobre 1995, la motte castrale du Roc’h témoigne de l’architecture défensive médiévale en Bretagne. Son inscription couvre la totalité du site, y compris le sol et le sous-sol de la parcelle ZH 27. Propriété de la commune d’Arzano, ce vestige offre un aperçu des techniques de fortification utilisées au Moyen Âge pour contrôler les voies de communication, comme la vallée du Scorff.