Frise chronologique
1111-1193
Donation du comte Robert II
Donation du comte Robert II
1111-1193 (≈ 1152)
Terroir cédé à l'abbaye de Bourbourg (*terra nova*).
1458
Destruction de la maison forte
Destruction de la maison forte
1458 (≈ 1458)
Site mentionné comme ruiné cette année.
24 août 1979
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
24 août 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de la motte et basse cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte féodale et basse cour (cad. B 235) : inscription par arrêté du 24 août 1979
Personnages clés
| Robert II de Flandre - Comte de Flandre |
Donateur du terroir à l'abbaye de Bourbourg. |
Origine et histoire
La motte féodale d'Eringhem, située dans le village du même nom en région Hauts-de-France, est une ancienne maison forte édifiée au Moyen Âge. Ce site est mentionné comme détruit dès 1458, mais son origine remonte à une donation du comte de Flandre Robert II à l'abbaye de Bourbourg entre 1193 et 1111. Le terroir, appelé terra nova (Nouvelle Terre), a conservé ce nom dans sa traduction flamande Nieuwland, reflétant son importance historique locale.
La construction de cette maison forte est probablement liée à la gestion du domaine par l'abbaye de Bourbourg, institution religieuse influente dans la région. Le site, composé d'une motte et d'une basse cour, a été inscrit comme Monument Historique par arrêté du 24 août 1979. Aujourd'hui, sa localisation est estimée comme a priori satisfaisante, bien que les vestiges visibles restent limités.
Le contexte historique de cette motte s'inscrit dans celui des fortifications privées médiévales, souvent édifiées pour contrôler des terres ou protéger des ressources. Dans les Flandres, ces structures jouaient un rôle clé dans les réseaux de pouvoir locaux, entre seigneurs laïcs et ecclésiastiques. La destruction précoce du site (avant 1458) suggère des conflits ou un déclin de son utilité stratégique, typique de nombreuses maisons fortes à la fin du Moyen Âge.