Frise chronologique
Fin du XIe siècle
Abandon probable de la motte
Abandon probable de la motte
Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Période supposée de désaffectation du site.
24 juillet 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 juillet 1979 (≈ 1979)
Protection officielle des vestiges par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte féodale dénommée Le Tuco de Panassac (cad. ZE 44) : inscription par arrêté du 24 juillet 1979
Origine et histoire
La motte féodale de Panassac, aussi appelée Le Tuco, est une motte castrale fossoyée située sur la commune de Panassac, dans le département du Gers. Ce type de structure fortifiée, typique du Moyen Âge, servait généralement de refuge ou de poste de surveillance pour les populations locales. Les vestiges actuels incluent des fossés et les ruines d’un édifice au sommet, suggérant une occupation ancienne.
Probablement abandonnée à la fin du XIe siècle, cette motte illustre l’organisation défensive et seigneuriale de l’époque médiévale en Occitanie. Les mottes castrales étaient souvent associées à des seigneurs locaux ou à des communautés paysannes cherchant à se protéger des conflits fréquents. Leur implantation, comme ici au nord-ouest du village, répondait à des impératifs stratégiques de contrôle du territoire.
La motte Le Tuco a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 24 juillet 1979. Propriété de la commune de Panassac, elle se trouve à proximité de la route départementale D929. Son état actuel permet d’observer les traces des fossés et des structures en élévation, bien que partiellement ruinées. Ces vestiges offrent un témoignage matériel des techniques de construction et d’aménagement défensif médiévales.
Dans le contexte régional de l’Occitanie médiévale, les mottes castrales comme Le Tuco jouaient un rôle clé dans la hiérarchie féodale. Elles servaient de points d’appui pour les seigneurs locaux, tout en abritant parfois des activités agricoles ou artisanales liées à la vie du fief. Leur abandon progressif, comme celui suggéré pour Le Tuco à la fin du XIe siècle, coïncide souvent avec l’émergence de châteaux en pierre plus imposants, marquant une évolution dans les stratégies de pouvoir et de défense.