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Motte féodale dite Garenne-de-la-Motte à Igé dans l'Orne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Motte castrale Motte féodale

Motte féodale dite Garenne-de-la-Motte

    Charbon Blanc
    61130 Igé
Propriété privée
Motte castrale de Garenne-de-la-Motte
Motte féodale dite Garenne-de-la-Motte
Crédit photo : Pucesurvitaminee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1900
2000
Moyen Âge
Construction de la motte
10 juin 1975
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Motte féodale dite Garenne-de-la-Motte (cad. G 52) : inscription par arrêté du 10 juin 1975

Personnages clés

Mabile de Bellême - Seigneur médiéval Reprit le château aux Giroie.
Philippe Siguret - Historien A étudié le site et son histoire.

Origine et histoire

La motte féodale dite Garenne-de-la-Motte est une motte castrale située sur la commune d’Igé, dans le département de l’Orne, en Normandie. Elle date du Moyen Âge et s’inscrit dans un réseau de défense aux marches du comté du Perche. Selon l’historien Philippe Siguret, ce site aurait abrité le château de Roche d’Igé (ou de Rupe Ialgeo), repris par Mabile de Bellême à la famille des Giroie, ses rivaux. La motte principale, appelée Bois de la Roche, domine une colline à l’ouest du village, près de l’ancienne route reliant Bellême au Mans.

Le domaine conserve trois mottes visibles, dont la principale présente une circonférence de 80 à 100 mètres à sa base. Bien que la basse-cour ait disparu, les fossés restent clairement identifiables. Ces vestiges illustrent l’importance stratégique du site dans la défense territoriale médiévale. La motte a été inscrite aux monuments historiques le 10 juin 1975, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et son rôle dans l’histoire locale.

La localisation de la Garenne-de-la-Motte, sur une colline appelée la Roche, renforce son caractère défensif. Intégrée à un système plus large de fortifications aux confins du Perche, elle témoigne des conflits et des rivalités féodales qui ont marqué la région. Les sources historiques, comme les travaux de Philippe Siguret, soulignent son lien avec les luttes entre les Bellême et les Giroie, deux familles influentes de Normandie au XIe siècle.

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