Frise chronologique
1025
Transfert à la famille Giroie
Transfert à la famille Giroie
1025 (≈ 1025)
Passage par mariage à Géré.
1ère moitié XIe siècle
Construction de la motte féodale
Construction de la motte féodale
1ère moitié XIe siècle (≈ 1150)
Période de fondation du château.
18 septembre 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 septembre 1989 (≈ 1989)
Protection des vestiges archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelles cadastrales AC 141, 142, 143, 220 avec les vestiges archéologiques enfouis ou en élévation qu'elles contiennent, constituant l'enceinte principale et deux basses-cours du château féodal (cad. AC 141 à 143, 220) : inscription par arrêté du 18 septembre 1989
Personnages clés
| Heugon - Chevalier et seigneur initial |
Propriétaire originel du château. |
| Géré (ou Giroie) - Seigneur franque et bretonne |
Acquiert le château en 1025. |
Origine et histoire
La motte féodale du château de Montreuil-l'Argillé est un vestige médiéval datant de la première moitié du XIe siècle. Situé dans le département de l'Eure, en Normandie, ce site archéologique illustre l'architecture défensive typique de l'époque féodale. Les vestiges, partiellement conservés, sont protégés depuis 1989 au titre des monuments historiques, couvrant l'enceinte principale et deux basses-cours du château.
Le château était initialement la propriété d'Heugon, un puissant chevalier (qualifié de potens miles), qui possédait également les châteaux de l'Aigle, Échauffour et la Roche-Mabile. En 1025, ces terres passèrent par mariage à Géré (ou Giroie), un seigneur de haute noblesse franque et bretonne, allié aux Bellême et vassal du comte de Mayenne. Ce transfert marqua une période d'influence pour la famille Giroie dans la région.
Les vestiges actuels, localisés au sud du bourg de Montreuil-l'Argillé, incluent des éléments archéologiques enfouis ou en élévation. Leur protection couvre spécifiquement les parcelles cadastrales AC 141 à 143 et 220, reflétant l'importance historique du site. Le château, bien que partiellement effacé, reste un témoignage clé de l'organisation féodale normande au Moyen Âge central.
La motte féodale s'inscrit dans un réseau de fortifications contrôlées par les seigneurs locaux, jouant un rôle stratégique dans les dynamiques politiques et militaires de la Normandie du XIe siècle. Son inscription aux monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son histoire liée aux grandes familles nobles de l'époque.