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Motte féodale dans la Manche

Motte féodale

    1 La Butte Saint-Clair
    50570 Remilly Les Marais
Propriété privée
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1080–1252
Période des barons de Remilly
1271
Fin de la lignée du Hommet
août 1356
Siège et destruction
1433
Passage aux Rohan-Guémené
1609
Transmission aux Matignon
12 septembre 1979
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Motte féodale, y compris les vestiges du château de Remilly, les douves et les chênes de bordure (cad. B 112) : classement par arrêté du 12 septembre 1979

Personnages clés

Jourdain III du Hommet - Seigneur et connétable Dernier du Hommet à tenir la motte
Olivier IV de Montauban - Propriétaire en 1356 Possédait la place lors du siège
Pierre de Saquainville - Chef des assiégeants Dirigea la destruction en 1356

Origine et histoire

La butte Saint-Clair est une motte castrale, vestige d’un édifice fortifié médiéval, située sur l’ancienne commune du Mesnil-Vigot (aujourd’hui intégrée à Remilly Les Marais, Manche). Classée monument historique en 1979, elle domine les marais environnants et conserve des traces de son passé militaire, comme une basse-cour et des douves. Son sommet aplani, entouré d’un fossé, mesure environ 40 mètres de diamètre pour une hauteur de 6 à 8 mètres.

La motte relevait du fief du Hommet et fut occupée par les barons de Remilly, cités entre 1080 et 1252. Au XIe siècle, elle abritait une place forte contrôlée par des seigneurs normands, dont Jourdain III du Hommet († 1271), dernier de sa lignée à en être propriétaire. Le site passa ensuite aux familles de Courcy, Malesmain, puis Montauban par alliances successives. En 1356, pendant la guerre de Cent Ans, la motte fut assiégée et détruite par les partisans du roi de Navarre, avant d’être abandonnée.

Au XVe siècle, la baronnie échoit aux Rohan-Guémené, puis aux Matignon vers 1609, époque où il ne restait presque plus rien du château, hormis la basse-cour et une chapelle aujourd’hui disparue. Le site livre encore des vestiges archéologiques : un angle de tour maçonnée (XIVe siècle), des tessons de poterie, et des carreaux de pavement armoriés des XIIIe–XIVe siècles. La chapelle Saint-Clair, rasée à la Révolution, était encore visible en ruines au XIXe siècle.

La motte illustre l’architecture défensive médiévale normande, avec une basse-cour en arc de cercle et un système de fossés. Les fouilles suggèrent une occupation continue du XIe au XIVe siècle, marquée par des reconstructions partielles. Les chênes bordant le site, inclus dans le classement de 1979, renforcent son caractère historique et paysager. Aujourd’hui, le lieu offre un témoignage matériel des dynamiques féodales en Basse-Normandie.

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