Construction présumée du moulin entre 1759 et 1773 (≈ 1773)
Période estimée de construction initiale.
1881
Arrêt définitif de l'activité
Arrêt définitif de l'activité 1881 (≈ 1881)
Fin du fonctionnement meunier.
11 mars 2004
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 11 mars 2004 (≈ 2004)
Protection des façades, toiture et aménagements hydrauliques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toiture du bâtiment principal ; bassin de l'écluse et fossé d'amenée d'eau depuis sa prise sur le ruisseau des écluses ; cour flanquant le moulin à l'est avec sa fontaine adossée ; vestiges des aires de battage et de séchage des grains (cad. AR 62, 63, 75) : inscription par arrêté du 11 mars 2004
Personnages clés
Jean-Pierre-François Ripert de Monclar - Propriétaire et initiateur du domaine
Organisa la plaine et les infrastructures.
Origine et histoire du moulin à eau de Bourgane
Le moulin à eau de Bourgane fait partie d’un vaste domaine structuré au XVIIIe siècle par la famille Ripert de Monclar. Ce projet ambitieux, centré sur un château jamais construit, organisait la plaine de Saint-Saturnin autour d’axes orthogonaux, intégrant jardins, fontaines, bassins et un réseau hydraulique complexe. Le moulin, situé au sud des jardins, était l’élément clé d’un ensemble meunier comprenant trois bâtiments. Probablement édifié entre 1759 et 1773, il fonctionnait avec deux roues horizontales jusqu’à sa cessation d’activité en 1881.
Le domaine de Bourgane, dont le moulin est une dépendance, associait des infrastructures agricoles et viticoles, comme la ferme du Cabaret à l’ouest, ancienne écurie et exploitation viticole. Les aménagements hydrauliques, incluant des mines et un bassin d’écluse, illustraient une maîtrise technique avancée pour l’époque. Le moulin, avec ses façades, sa toiture, et ses vestiges de séchage des grains, a été inscrit aux Monuments Historiques en 2004, préservant ainsi un patrimoine industriel et paysager remarquable.
L’ensemble du domaine reflète une volonté de modernisation agricole et architecturale au XVIIIe siècle, typique des grandes familles provençales. Bien que le château central n’ait jamais vu le jour, les jardins, les allées et les bâtiments utilitaires comme le moulin ou la ferme du Cabaret subsistent, offrant un témoignage concret des ambitions économiques et esthétiques de la famille Ripert de Monclar. La localisation du moulin, dans l’axe majeur des jardins, souligne son rôle à la fois fonctionnel et symbolique dans la composition d’ensemble.