Construction initiale XVIIIe siècle (≈ 1850)
Bâtiment en moellons encore partiellement visible aujourd’hui.
XIXe siècle
Modernisation du moulin
Modernisation du moulin XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’une turbine et bâtiments en brique.
1964
Fin de l’activité
Fin de l’activité 1964 (≈ 1964)
Démantèlement des installations hydrauliques après cessation.
6 janvier 2005
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 6 janvier 2005 (≈ 2005)
Protection des façades, toitures et dispositifs hydrauliques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du moulin et de l'ensemble des bâtiments ainsi que le dispositif hydraulique (roue et vannage) situés sur le cours de l'Helpe-Mineure (cad. A 268, 269, 272, 273, 839) : inscription par arrêté du 6 janvier 2005
Origine et histoire du moulin à eau
Le moulin à eau de Grand-Fayt, situé dans la commune du même nom, est un témoignage des évolutions technologiques des XVIIIe et XIXe siècles. Une partie du bâtiment originel, construite en moellons, subsiste encore aujourd’hui, illustrant les techniques de construction traditionnelles de cette période. Ce moulin, initialement conçu pour une activité meunière, reflète l’importance des moulins dans l’économie locale préindustrielle, souvent liés aux cours d’eau comme l’Helpe-Mineure.
Au XIXe siècle, le site connaît une modernisation significative avec l’installation d’une turbine, marquant une transition vers des techniques plus efficaces. Des bâtiments en brique viennent compléter les structures existantes, créant un ensemble architectural mixte où se côtoient matériaux traditionnels et innovations industrielles. L’activité cesse définitivement en 1964, entraînant le démantèlement des installations hydrauliques, bien que les façades, toitures et certains dispositifs (comme la roue et le vannage) aient été préservés par une inscription aux Monuments Historiques en 2005.
Le moulin de Grand-Fayt s’inscrit dans un contexte régional où les moulins jouaient un rôle central, tant économique que social. Dans les Hauts-de-France, ces infrastructures servaient non seulement à la production de farine, mais aussi de points de rassemblement pour les communautés rurales. Leur déclin au XXe siècle, avec la mécanisation et la centralisation des activités, marque la fin d’une ère où ces édifices rythmaient la vie quotidienne. Aujourd’hui, le site reste un exemple représentatif du patrimoine industriel rural, protégé pour sa valeur historique et architecturale.