Crédit photo : Dominique Robert REPERANT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
82700 Cordes-Tolosannes, Théoule
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
…
1900
2000
1480–1520
Construction par les cisterciens
Construction par les cisterciens 1480–1520 (≈ 1500)
Édifié comme dépendance de Belleperche
1919
Modernisation des meules
Modernisation des meules 1919 (≈ 1919)
Quatre paires de meules installées
1952
Arrêt de l’activité meunière
Arrêt de l’activité meunière 1952 (≈ 1952)
Fonctionnement jusqu’à cette date
1977–1980
Restauration du moulin
Restauration du moulin 1977–1980 (≈ 1979)
Travaux de conservation majeurs
12 mai 1984
Première inscription MH
Première inscription MH 12 mai 1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures
5 décembre 1984
Extension de la protection
Extension de la protection 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Pont-barrage inclus dans l’inscription
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du moulin ; pont-barrage (cad. ZB 44) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Moines cisterciens de Belleperche - Commanditaires et propriétaires
Constructeurs entre 1480 et 1520
Origine et histoire du moulin à eau de la Théoule
Le moulin à eau de la Théoule, situé à Cordes-Tolosannes dans le Tarn-et-Garonne, est un moulin à farine fortifié construit entre 1480 et 1520 par les moines cisterciens de l’abbaye de Belleperche, dont il était une dépendance. L’édifice, en brique romaine, présente des éléments défensifs comme deux échauguettes (dont une dérasée) et trois meurtrières, lui donnant l’allure d’un manoir. Il abritait aussi le logement du meunier. Ce moulin, toujours en activité jusqu’en 1952, fut restauré entre 1977 et 1980 et classé Monument Historique en 1984.
Le moulin est solidaire d’un pont-barrage appelé « Pont des Ânes », au tracé sinusoïdal à onze arches, construit en brique sur des assises de pierre de taille. Équipé en 1919 de quatre paires de meules (dont subsistent les chambres d’eau et les rouets métalliques), il produisait aussi de l’électricité via une turbine. Son architecture reflète son double usage : industriel (meunerie) et défensif, typique des constructions cisterciennes de la région à la charnière des XVe–XVIe siècles.
Le site, installé sur la Gimone après un parcours de 130 km, illustre l’ingéniosité hydraulique médiévale et moderne. Son inscription aux Monuments Historiques (arrêté du 12 mai 1984, complété le 5 décembre 1984) protège ses façades, toitures et le pont-barrage. Aujourd’hui, il témoigne de l’histoire économique et religieuse locale, liée à l’abbaye de Belleperche, et de l’évolution des techniques meunières sur près de 500 ans.