Frise chronologique
XIIe siècle
Premières attestations hydrauliques
Premières attestations hydrauliques
XIIe siècle (≈ 1250)
Site hydraulique mentionné pour la première fois.
XVIIe siècle
Transformation en moulin à tan
Transformation en moulin à tan
XVIIe siècle (≈ 1750)
Usage initial avant la mouture de blé.
Début XVIIIe siècle
Conversion en moulin à blé
Conversion en moulin à blé
Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Changement d’activité principale du site.
1911-1936
Agrandissement et rééquipement
Agrandissement et rééquipement
1911-1936 (≈ 1924)
Modernisation par Ludovic Gélin, machinerie actuelle.
Milieu du XIXe siècle
Premières modifications structurelles
Premières modifications structurelles
Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Modernisation partielle des installations.
Années 1960
Cessation d’activité meunière
Cessation d’activité meunière
Années 1960 (≈ 1960)
Fin de la production de farine.
Années 1990
Réaménagement touristique
Réaménagement touristique
Années 1990 (≈ 1990)
Ouverture au public par la commune.
1991
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1991 (≈ 1991)
Protection de la machinerie et des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pièce qui abrite le moulin et ensemble de sa machinerie, comprenant notamment : roue hydraulique verticale, système d'engrenage et système de transmission (courroies. . . ) au sous-sol ; paire de meules avec entonnoir, trieur Marot à triple effet, deux cylindres doubles de Teisset, Chapron et Brault frères, rhéostat et régulateur à boule au rez-de-chaussée ; appareil de nettoyage combiné avec une soufflerie, courroies de transmission, deux blutoirs et une brosse à blé à l'étage carré (cad. AB 193) : inscription par arrêté du 29 août 1991
Personnages clés
| Ludovic Gélin - Meunier et modernisateur |
Responsable des travaux de 1911 à 1936. |
Origine et histoire
Le moulin à eau de Pont-l'Abbé, situé à La Mothe-Saint-Héray, trouve ses origines au XIIe siècle, où un site hydraulique est déjà attesté. Transformé en moulin à tan au XVIIe siècle, il devient un moulin à blé au début du XVIIIe siècle. Ce monument illustre l’évolution des techniques meunières, avec des traces architecturales et mécaniques marquées par des réaménagements successifs.
Au milieu du XIXe siècle, le moulin subit des modifications structurelles, puis une modernisation majeure entre 1911 et 1936 sous l’impulsion du meunier Ludovic Gélin. Les équipements encore visibles aujourd’hui – roue hydraulique, meules, cylindres, et systèmes de transmission – datent principalement de cette période. Ces éléments témoignent de deux phases clés de l’industrialisation meunière, entre le XIXe et le XXe siècle.
Le moulin cesse son activité dans les années 1960, avant d’être acquis par la commune de La Mothe-Saint-Héray. Depuis les années 1990, il est aménagé pour un usage touristique, préservant ainsi un patrimoine industriel représentatif des moulins de Nouvelle-Aquitaine. Son inscription comme Monument Historique en 1991 protège notamment sa machinerie, incluant des pièces rares comme le trieur Marot ou les cylindres de Teisset et Chapron Brault frères.
L’ensemble architectural se compose de bâtiments en moellon enduit, couverts de tuiles creuses, à l’exception d’un hangar en tôle ondulée. Le logement du meunier, doté d’un étage carré et d’un comble à surcroît, contraste avec l’atelier de fabrication, partiellement enterré. Cette configuration reflète l’adaptation des moulins aux besoins techniques et résidentiels de leur époque.
La machinerie conservée offre un aperçu complet du processus de mouture : au sous-sol, la roue hydraulique verticale et les systèmes d’engrenage actionnaient les mécanismes des étages supérieurs. Au rez-de-chaussée, une paire de meules, un trieur à triple effet et des cylindres doubles permettaient la transformation du blé, tandis qu’à l’étage, des blutoirs et une brosse à blé affinaient la farine. Ces dispositifs, encore en place, soulignent l’ingéniosité des techniques pré-industrielles et industrielles.