Frise chronologique
1317
Première attestation du moulin
Première attestation du moulin
1317 (≈ 1317)
Location à Bertrand Reyné par Sobirana de Gourdon
1474
Bail aux coseigneurs
Bail aux coseigneurs
1474 (≈ 1474)
Cédé à Bertrand Delport, meunier
XVe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
XVe siècle (≈ 1550)
Vestiges conservés dans les chambres
1727
Moulin en ruines
Moulin en ruines
1727 (≈ 1727)
Restauration par Jean Fournier
1927
Modernisation partielle
Modernisation partielle
1927 (≈ 1927)
Installation d’un broyeur Lafon
1956
Transformation en minoterie
Transformation en minoterie
1956 (≈ 1956)
Ajout de machines à cylindres Bulher
1966
Fin de l’activité meunière
Fin de l’activité meunière
1966 (≈ 1966)
Abandon industriel définitif
17 septembre 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
17 septembre 1973 (≈ 1973)
Inscription des façades et toitures
1999
Restauration d’une paire de meules
Restauration d’une paire de meules
1999 (≈ 1999)
Démonstrations de mouture aujourd’hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 49) : inscription par arrêté du 17 septembre 1973
Personnages clés
| Sobirana de Gourdon - Propriétaire en 1317 |
Loueur du moulin à Bertrand Reyné |
| Bertrand Reyné - Meunier locataire |
Premier exploitant attesté en 1317 |
| Raimond de Saint-Cirq et Raimond de Cardaillac - Coseigneurs en 1474 |
Bailleurs du moulin à Bertrand Delport |
| Bertrand Delport - Meunier au XVe siècle |
Locataire après la guerre de Cent Ans |
| Jean Fournier - Chirurgien et restaurateur |
Reconstruit l’étage en 1727 |
Origine et histoire
Le moulin à eau de Saint-Cirq-Lapopie est attesté dès 1317, lorsque Sobirana de Gourdon le loue au meunier Bertrand Reyné. Après la guerre de Cent Ans, il est reconstruit au XVe siècle, comme en témoignent les vestiges conservés dans la chambre à eau et la chambre supérieure. En 1474, les coseigneurs Raimond de Saint-Cirq et Raimond de Cardaillac le cèdent à Bertrand Delport, meunier, contre une rente annuelle. Le bâtiment, en ruines en 1727, est restauré par Jean Fournier, chirurgien, qui reconstruit l’étage d’habitation.
Au XIXe siècle, une écluse est ajoutée contre le moulin. En 1927, trois paires de meules y fonctionnent encore, dont une dédiée à une fabrique de robinets en bois. Une modernisation intervient en 1932 avec l’installation d’un broyeur Lafon et d’un convertisseur Bulher, remplaçant une paire de meules. Transformé en minoterie hydraulique en 1956, le moulin cesse son activité en 1966. Une paire de meules, restaurée en 1999, permet aujourd’hui des démonstrations de mouture.
Classé monument historique en 1973 pour ses façades et toitures, le moulin conserve des éléments techniques comme des cuves, des engrenages, et un système de vannes à crémaillère. Après son abandon industriel, il a été converti en maison d’habitation, tout en préservant des traces de son passé meunier, comme les meules utilisées en pavement ou les machines partiellement conservées.