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Moulin à eau de Tirepeine à Subligny dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin Moulin à eau

Moulin à eau de Tirepeine

  • 191-263 Tirepeine
  • 18260 Subligny
Crédit photo : Jandelle - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
18260 Subligny, 191-263 Tirepeine

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1425
Première mention écrite
entre 1770 et 1790
Ajout d’un troisième niveau
1850
Modernisation du mécanisme
après 1945
Fin de l’activité meunière
2010
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bâtiment du moulin en totalité, y compris ses mécanismes et ses appareillages ; la chambre attenante au moulin, sur sa façade nord, en totalité ; la construction en appentis appuyée sur sa façade ouest, en totalité ; le système hydraulique (le bief d'amont et le bief d'aval ou arrière-bief - y compris la pêcherie, les déversoirs et les vannes en dépendant) ; les façades et les toitures du logis ; les façades et les toitures de la grange ( cad. A 7, lieudit Tirepeine, 15, lieudit Le Champ du Bas, 792, lieudit Tirepeine ; ZB 59, lieudit La Prée des Cottereaux) : inscription par arrêté du 20 juillet 2010

Personnages clés

Jean Gontier - Meunier Premier locataire connu en 1425
Jean-Jacques Achet - Propriétaire et fermier Ajoute un étage vers 1770-1790

Origine et histoire du moulin à eau

Le moulin à eau de Tirepeine, mentionné dès 1425 sous le nom de moulin de Thirepoynne, était un moulin farinier dépendant de l’abbaye de Saint-Satur, probablement son constructeur. Loué à un meunier nommé Jean Gontier pour 29 ans, il fonctionnait grâce à la rivière Salereine, affluent de la Grande Sauldre. Ce moulin, l’un des plus importants de la région en raison de son bief de 1 000 mètres et d’une chute de 4,50 mètres, était équipé de deux roues jusqu’en 1850, date à laquelle une unique roue à augets de 3,60 mètres de diamètre les remplaça.

Au XVe siècle, le moulin ne comptait que deux niveaux. Un troisième étage fut ajouté entre 1770 et 1790 par Jean-Jacques Achet, fermier du domaine du Pezeau, pour y installer une bluterie, outil clé pour moderniser la mouture. Le mécanisme actuel, daté de 1850, comprend un système d’engrenages en fonte multipliant par dix la vitesse de rotation des meules. Ce moulin à l’anglaise utilisait une seule roue pour actionner simultanément meules, vis d’Archimède, élévateur à godets et blutoir, optimisant ainsi la production farinière.

Le moulin cessa son activité après la Seconde Guerre mondiale, victime de l’électrification rurale qui rendit obsolètes les petits moulins. Malgré l’état dégradé de sa roue, son mécanisme, ses tournants et son système hydraulique (bief, pêcherie, vannes) restent remarquablement intacts. Classé monument historique en 2010, il illustre l’évolution technique de la meunerie préindustrielle, depuis sa fondation médiévale jusqu’à ses modernisations des XVIIIe et XIXe siècles. Le site, ouvert lors des Journées du patrimoine, comprend aussi le logis du meunier et une grange-écurie, typiques de l’architecture locale en grès ferrugineux et pans de bois.

Les bâtiments, construits en moellons de grès et couverts de tuiles plates, abritent encore les traces des aménagements successifs : rez-de-chaussée dédié à la machinerie, chambre des meules au premier étage (avec trois tournants, dont un pour l’alimentation animale), et grenier équipé de la bluterie. Le système hydraulique, alimenté par un bief amont de 1 000 mètres, témoigne de l’ingéniosité des meuniers pour exploiter la force de l’eau dans cette petite région naturelle du Pays-Fort, au nord du Cher.

Liens externes

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