Construction présumée fin XVIe siècle (≈ 1695)
Origine monastique possible sur Locamand.
1779 et 1792
Dispositif hydraulique daté
Dispositif hydraulique daté 1779 et 1792 (≈ 1792)
Inscriptions gravées dans le granit.
début années 1930
Couverture en chaume
Couverture en chaume début années 1930 (≈ 1930)
Dernière mention avant modification.
1er mai 1939
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1er mai 1939 (≈ 1939)
Protection par décret officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin (cad. C 280) : classement par décret du 1er mai 1939
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire du moulin à eau du Chef du Bois
Le moulin à eau du Chef du Bois, situé à La Forêt-Fouesnant en Bretagne, est présumé dater de la fin du XVIe siècle, bien que son origine puisse être antérieure et liée à une fondation monastique. Il se trouvait autrefois sur l’ancienne paroisse de Locamand. Son architecture, marquée par un plan rectangulaire, un étage aux ouvertures étroites et des portes chanfreinées, lui donne des allures de manoir breton. Construit en granit, il était habité par la famille du meunier et conservait encore une couverture en chaume dans les années 1930. Le moulin est alimenté par un canal de dérivation de près de 800 mètres, et son dispositif hydraulique, daté de 1779 et 1792, comprend deux roues en chêne de 3 mètres de diamètre actionnant des meules et un cylindre ajouté après la Première Guerre mondiale.
Le site, classé Monument Historique en 1939, illustre l’ingéniosité des systèmes hydrauliques traditionnels. Les inscriptions gravées dans le granit du noc attestent des travaux menés à la fin du XVIIIe siècle, tandis que son aspect extérieur, avec deux tourelles d’angle et une position encaissée, renforce son caractère patrimonial. Bien que son usage premier fût la production de farine, le moulin témoigne aussi de l’adaptation des bâtiments industriels ruraux aux besoins domestiques, comme en attestent les aménagements pour loger le meunier et sa famille.
La qualité monumentale du moulin, combinée à la préservation de ses mécanismes, en fait un exemple rare de moulin à eau breton ayant traversé les siècles avec des modifications mineures. Son classement en 1939 souligne son importance historique et architecturale, tout en protégeant un patrimoine technique et paysager lié à l’exploitation des ressources en eau dans la région.