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Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin Moulin à marée

Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel

    9 Le Passage 22740 Pleudaniel
Propriété privée
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Moulin à marée de Traou Meur à Pleudaniel
Crédit photo : Crepi22 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1647
Premier aveu seigneurial
XVIIe siècle
Construction de la digue
1796-1797 (an V)
Procès-verbal comparatif
XVIIIe siècle
Construction du moulin
1961
Fin de l’activité meunière
1987
Inscription aux Monuments Historiques
1991
Classement aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Moulin, avec les mécanismes subsistants, la digue et ses aménagements (cad. C 168, 178) : classement par arrêté du 30 avril 1991

Personnages clés

Seigneur de Guingamp - Seigneur local Destinataire de l’aveu de 1647 mentionnant le moulin.
Famille de Kerzulguen - Propriétaire et fermier Possédait et gérait le moulin et ses dépendances.

Origine et histoire du moulin à marée de Traou Meur

Le moulin à marée de Traou Meur, situé sur la rive occidentale de l'estuaire du Trieux à Pleudaniel (Côtes-d'Armor), est un édifice du XVIIIe siècle, dont la digue remonte au XVIIe siècle. Il était dénommé Moulin Neuf dans un aveu de 1647 au seigneur de Guingamp et dépendait du manoir de Tromeur. Ce moulin seigneurial, associé à un étang salé, servait à moudre les grains domaniaux et fut longtemps possédé par la famille de Kerzulguen.

Le mécanisme hydraulique, alimenté par deux roues à pales, permettait une production céréalière régulière jusqu’à sa cessation en 1961. La digue, large de 10 à 15 mètres, comporte une porte d’admission centrale et un déversoir. Le bâtiment, en granit et moellons, présente un toit à croupes couvert d’ardoises. Le site, incluant le logis du XIXe siècle et les vestiges mécaniques, a été inscrit en 1987 puis classé en 1991.

En 1647, le moulin était mentionné comme Moulin Neuf dans un document seigneurial, lié au manoir de Tromeur. Un procès-verbal de l’an V (1796-1797) atteste de sa supériorité sur un moulin à eau voisin, moins puissant. Les logements adjacents, datés de 1821 et 1827, ainsi que la restauration de la couverture en 1977, témoignent de son évolution architecturale et fonctionnelle.

Le moulin illustre l’ingéniosité des systèmes hydrauliques bretons, exploitant les marées pour une production céréalière stable. Son classement comme monument historique souligne son importance patrimoniale, tant pour son mécanisme préservé que pour son rôle dans l’histoire économique locale.

Liens externes

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