Première mention du moulin XVIIe siècle (≈ 1750)
Le moulin est désigné « Moulin Neuf » dans un aveu de décembre 1647.
1796
Supériorité du moulin
Supériorité du moulin 1796 (≈ 1796)
Un procès-verbal du 12 vendémiaire an V atteste de la supériorité du moulin à marée.
XVIIIe siècle
Construction du moulin
Construction du moulin XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'édifice actuel du moulin à marée a été construit au XVIIIe siècle.
1961
Fin de l'activité meunière
Fin de l'activité meunière 1961 (≈ 1961)
L'activité meunière du moulin a perduré jusqu'en 1961.
1977
Restauration de la couverture
Restauration de la couverture 1977 (≈ 1977)
La couverture du moulin a été restaurée en 1977.
1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1987 (≈ 1987)
Le moulin, son mécanisme et sa digue ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1987.
1991
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 1991 (≈ 1991)
Le moulin, son mécanisme et sa digue ont été classés au titre des monuments historiques en 1991.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin, avec les mécanismes subsistants, la digue et ses aménagements (cad. C 168, 178) : classement par arrêté du 30 avril 1991
Personnages clés
Famille de Kerzulguen
Famille ayant possédé et affermé le moulin avec son étang salé et ses dépendances.
Origine et histoire du moulin à marée de Traou Meur
Le moulin à marée de Traou Meur, dit aussi moulin à mer, est implanté près du lieu-dit Traou Meur sur la rive gauche de l'estuaire du Trieux, à Pleudaniel (Côtes-d'Armor); l'accès se fait par un chemin privé le long de la grève. Appuyé sur une digue supposée du XVIIe siècle, l'édifice date du XVIIIe siècle et servait à moudre les grains domaniaux; il était désigné «Moulin Neuf» dans un aveu de décembre 1647 et dépendait du manoir dit de Tromeur. Longtemps possédé et affermé par la famille de Kerzulguen avec son étang salé et ses dépendances, le moulin à marée, d'après un procès-verbal du 12 vendémiaire an V, supplanta par sa puissance et sa régularité un moulin à eau de puissance très inférieure. L'activité meunière a perduré jusqu'en 1961. L'ensemble comprend, outre le moulin proprement dit, une digue large de 10 à 15 mètres en bon état dotée d'une porte d'admission centrale, d'un coursier et d'un déversoir, ainsi que des dépendances comprenant un ancien logis du XIXe siècle et un logis devenu résidence secondaire; deux logements voisins portent les dates 1821 et 1827. Le bâtiment, de plan rectangulaire, comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage de comble; il est construit en granit, en pierres de taille et moellons, l'élévation sud étant partiellement essentée de planches, et couvert d'un toit à croupes d'ardoises épaisses. Le coursier est divisé en deux canaux alimentant deux roues à pales dont subsistent des vestiges, et, dans le soubassement, se conservent des éléments du mécanisme de transmission avec pignons en fonte et roues à dents de bois destinées à limiter l'usure. Le système hydraulique et les bâtiments présentent un bon état d'ensemble; la couverture du moulin a été restaurée en 1977. L'édifice, son mécanisme et sa digue ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1987 puis classés en 1991.