Premier aveu seigneurial 1647 (≈ 1647)
Mentionné comme *Moulin Neuf* dans un aveu.
XVIIe siècle
Construction de la digue
Construction de la digue XVIIe siècle (≈ 1750)
Digue isolant l’étang de l’estuaire du Trieux.
1796-1797 (an V)
Procès-verbal comparatif
Procès-verbal comparatif 1796-1797 (an V) (≈ 1797)
Supériorité sur un moulin à eau voisin.
XVIIIe siècle
Construction du moulin
Construction du moulin XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification du moulin actuel sur la digue.
1961
Fin de l’activité meunière
Fin de l’activité meunière 1961 (≈ 1961)
Arrêt définitif de la production céréalière.
1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1987 (≈ 1987)
Protection de l’édifice et de ses mécanismes.
1991
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques 1991 (≈ 1991)
Classement complet du moulin et de la digue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin, avec les mécanismes subsistants, la digue et ses aménagements (cad. C 168, 178) : classement par arrêté du 30 avril 1991
Personnages clés
Seigneur de Guingamp - Seigneur local
Destinataire de l’aveu de 1647 mentionnant le moulin.
Famille de Kerzulguen - Propriétaire et fermier
Possédait et gérait le moulin et ses dépendances.
Origine et histoire du moulin à marée de Traou Meur
Le moulin à marée de Traou Meur, situé sur la rive occidentale de l'estuaire du Trieux à Pleudaniel (Côtes-d'Armor), est un édifice du XVIIIe siècle, dont la digue remonte au XVIIe siècle. Il était dénommé Moulin Neuf dans un aveu de 1647 au seigneur de Guingamp et dépendait du manoir de Tromeur. Ce moulin seigneurial, associé à un étang salé, servait à moudre les grains domaniaux et fut longtemps possédé par la famille de Kerzulguen.
Le mécanisme hydraulique, alimenté par deux roues à pales, permettait une production céréalière régulière jusqu’à sa cessation en 1961. La digue, large de 10 à 15 mètres, comporte une porte d’admission centrale et un déversoir. Le bâtiment, en granit et moellons, présente un toit à croupes couvert d’ardoises. Le site, incluant le logis du XIXe siècle et les vestiges mécaniques, a été inscrit en 1987 puis classé en 1991.
En 1647, le moulin était mentionné comme Moulin Neuf dans un document seigneurial, lié au manoir de Tromeur. Un procès-verbal de l’an V (1796-1797) atteste de sa supériorité sur un moulin à eau voisin, moins puissant. Les logements adjacents, datés de 1821 et 1827, ainsi que la restauration de la couverture en 1977, témoignent de son évolution architecturale et fonctionnelle.
Le moulin illustre l’ingéniosité des systèmes hydrauliques bretons, exploitant les marées pour une production céréalière stable. Son classement comme monument historique souligne son importance patrimoniale, tant pour son mécanisme préservé que pour son rôle dans l’histoire économique locale.