Premier moulin à farine 1809 (≈ 1809)
Production attestée de 7,5 quintaux quotidiens.
1858
Réglementation préfectorale
Réglementation préfectorale 1858 (≈ 1858)
Arrêté préfectoral du 22 juillet.
1863
Reconstruction par Lereau
Reconstruction par Lereau 1863 (≈ 1863)
Remplacement du moulin détruit en 1859.
1881
Transformation en usine de pâte
Transformation en usine de pâte 1881 (≈ 1881)
Projet de Joseph Abadie et Henri Bourgeois.
1919
Apogée de l’activité
Apogée de l’activité 1919 (≈ 1919)
16 ouvriers et turbine de 70 HP.
1970
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1970 (≈ 1970)
Fin de la production de pâte à papier.
1995
Protection partielle
Protection partielle 1995 (≈ 1995)
Inscription des façades et turbines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; turbines et leur mécanisme (cad. F 6) : inscription par arrêté du 9 juin 1995
Personnages clés
Joseph Abadie - Industriel et commanditaire
Fonda l’usine de papier à cigarettes du Theil.
Henri Bourgeois - Architecte
A conçu les plans de 1881.
Lereau - Reconstructeur (1863)
Rebâtit le moulin après 1859.
Origine et histoire
Le moulin à papier de Mâle, situé à Val-au-Perche, trouve son origine dans un ancien moulin à farine attesté dès 1809, produisant quotidiennement 7,5 quintaux de farine. Réglementé par un arrêté préfectoral en 1858, il fut détruit vers 1859 puis reconstruit en 1863 par un certain *Lereau. Ce site, initialement dédié à la meunerie, marqua un tournant en 1881 lorsqu’il fut transformé en usine de pâte à papier par l’industriel Joseph Abadie, fondateur d’une usine de papier à cigarettes au Theil.
Les plans de cette reconstruction furent conçus par l’architecte chartrain Henri Bourgeois, sur commande de Joseph Abadie. L’usine, alimentée par une turbine hydraulique de 70 HP attestée en 1919, utilisait le chanvre comme matière première. Elle employait 16 ouvriers en 1919, mais son activité déclina jusqu’à sa fermeture vers 1970. Seules les turbines Brault, Rose et Teissier, fabriquées à Chartres, subsistent aujourd’hui comme vestiges de son passé industriel.
Après sa cessation d’activité, le bâtiment fut réutilisé en 1973 par une société spécialisée dans les appareillages électromécaniques. Le moulin, partiellement protégé depuis 1995 (façades, toitures et turbines), illustre l’évolution des activités économiques locales, passant de la meunerie à la production papetière, puis à des usages industriels modernes. Son histoire reflète aussi les mutations technologiques et sociales de la Normandie rurale entre le XIXe et le XXe siècle.