Origine et histoire du moulin à vent
Le moulin à vent de Cieurac, situé dans le Lot en Occitanie, est un édifice en pierre de taille datant principalement des XVIe et XIXe siècles. Il appartenait au domaine du château de Cieurac, comme en témoignent les archives locales. Bien que le linteau d’une porte porte la date de 1672, celle-ci semble provenir d’un réemploi, car le moulin n’apparaît pas sur le cadastre de 1834. Une autre date, 1838, est inscrite à l’encre sur une seconde porte, suggérant une phase de construction ou de rénovation à cette époque. Le moulin a fonctionné jusqu’en 1936, date à laquelle il a cessé de moudre.
La structure du moulin reflète son usage pratique et son adaptation à la vie du meunier. Deux portes opposées au rez-de-chaussée permettaient d’y accéder indépendamment de la position des ailes. À l’intérieur, une cheminée, un espace aménagé sous l’escalier pour un lit, et une niche dans le mur pour recueillir la farine illustrent son caractère habité. Les dix premières marches de l’escalier, en pierre de taille, contrastent avec le reste en bois, soulignant une construction soignée mais fonctionnelle. Les mécanismes, bien que restaurés à plusieurs reprises (vers 1950, en 2000 et 2007), ne sont plus opérationnels, bien que la toiture tourne encore.
Classé monument historique le 17 février 1937, le moulin a subi des dégradations lors de la tempête de 1982, nécessitant des restaurations successives. Les ailes, la toiture et les mécanismes internes ont fait l’objet de travaux pour préserver ce patrimoine emblématique du Quercy. Malgré ces efforts, le moulin n’a pas retrouvé son fonctionnement d’origine, mais il reste un témoignage architectural et technique des moulins à vent de la région. Son histoire est étroitement liée à celle du château de Cieurac, dont il dépendait, et à l’activité meunière locale, essentielle à l’économie rurale des siècles passés.
Les sources historiques, notamment les cadastres et les inscriptions sur les linteaux, offrent des indices précieux sur son évolution. L’absence du moulin sur le cadastre de 1834 suggère une construction ou une reconstruction postérieure à cette date, malgré la présence du millésime 1672. Les restaurations du XXe siècle, documentées par des archives et des rapports, visaient à préserver tant la structure que les éléments mobiles, comme les ailes et les meules. Aujourd’hui, le moulin de Cieurac incarne à la fois un patrimoine industriel et un exemple d’architecture vernaculaire adaptée aux besoins des meuniers.