Construction présumée XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction estimée du moulin.
1868
Date inscrite
Date inscrite 1868 (≈ 1868)
Date gravée sur le moulin.
1950
Arrêt de l'activité
Arrêt de l'activité 1950 (≈ 1950)
Fin du fonctionnement meunier.
2 avril 1979
Inscription MH
Inscription MH 2 avril 1979 (≈ 1979)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin (cad. ZH 90) : inscription par arrêté du 2 avril 1979
Personnages clés
Meunier de Kerouant Vras - Exploitant du moulin
Habitait le village jusqu’aux années 1950.
Origine et histoire
Le moulin à vent de Kérouan, aussi appelé Kerouant Vras, est situé sur une hauteur au nord-est du bourg de Beuzec-Cap-Sizun, dans un environnement boisé à moins d’un kilomètre de la côte. Ce moulin-tour en moellons de granite, typique du Cap-Sizun et du Finistère côtier, se caractérise par sa structure basse à un étage, son toit conique et ses deux portes orientées sud-nord. À l’intérieur, un escalier en pierre mène à l’étage où subsistent des éléments du mécanisme, comme l’arbre tournant et le rouet, tandis que le sol reste en terre battue. Une particularité notable est sa « queue » en chêne (lostenn), utilisée pour orienter les ailes face au vent, manœuvrée autrefois par un âne selon des témoignages oraux.
Daté du XVIIIe siècle mais portant une inscription de 1868, ce moulin a fonctionné jusqu’en 1950, principalement pour la consommation fermière locale. En 1794, un bilan recense 72 moulins à vent dans le canton de Crozon, dont celui de Kérouan, marquant le paysage littoral avec leurs toiles blanches sur les buttes exposées aux vents. Le bloc des meules, accessible par un escalier, mesure 1,50 m de diamètre, et la plupart des engrenages sont encore en place. Un second moulin existait à proximité, au village de Kerneis, mais celui de Kerouant Vras est le seul à avoir conservé une grande partie de ses caractéristiques architecturales traditionnelles, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Inscrit aux monuments historiques en 1977, le moulin a perdu ses bardeaux de châtaignier, remplacés par une bâche temporaire entre deux enquêtes d’inventaire. Deux croix gravées ornent l’encadrement des baies côté sud (porte et fenêtre), ajoutant un élément symbolique à ce patrimoine technique. Exploité par un meunier habitant le village voisin jusqu’aux années 1950, il illustre l’adaptation des moulins côtiers aux besoins agricoles locaux, dans un environnement où les vents constants permettaient une activité régulière.
La localisation du moulin, à 200 m au sud-est du village de Kerouant, en fait un témoin des pratiques meunières traditionnelles de la presqu’île de Crozon. Son mécanisme, bien que réduit à une échelle modeste, reflète l’ingéniosité des systèmes pré-industriels, où l’énergie éolienne était exploitée pour la mouture des céréales. Aujourd’hui, malgré la dégradation partielle de sa toiture, il reste un exemple remarquable de l’architecture vernaculaire bretonne liée à l’artisanat meunier.
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