Première mention attestée 1649 (≈ 1649)
Propriété de Bernard de La Font, seigneur local.
1769
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1769 (≈ 1769)
Acquis par la famille Jonquières.
1796
Date gravée sur un mécanisme
Date gravée sur un mécanisme 1796 (≈ 1796)
Arbre moteur du moulin daté.
1950
Protection comme Monument Historique
Protection comme Monument Historique 1950 (≈ 1950)
Inscrit parmi les premiers moulins protégés.
années 1960
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture années 1960 (≈ 1960)
Travaux post-arrêt définitif du moulin.
1993
Consolidation de la tour
Consolidation de la tour 1993 (≈ 1993)
Renforcement structurel du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin à vent, à l'embranchement de la R.D. 19 et du CIC 36 : inscription par arrêté du 11 avril 1950
Personnages clés
Bernard de La Font - Seigneur de Caragoudes et conseiller du roi
Propriétaire du moulin en 1649.
Famille Jonquières - Propriétaires du moulin (1769-1963)
Derniers propriétaires avant 1963.
Origine et histoire du moulin à vent de la Paillasse
Le moulin à vent de la Paillasse, situé à Caragoudes en Haute-Garonne, est un édifice emblématique du Lauragais, région historique connue pour son patrimoine agricole et ses moulins. Construit probablement au XVIIe siècle, il se distingue par sa structure en brique et son architecture légèrement tronconique, typique des moulins à tour de cette région. Ses murs extérieurs, restaurés à plusieurs reprises, témoignent de son importance passée dans la production de farine.
En 1649, le moulin appartenait à Bernard de La Font, seigneur de Caragoudes et conseiller du roi au Parlement de Toulouse. Il passe ensuite, en 1769, entre les mains de la famille Jonquières, qui le conserve jusqu’en 1963. Ce moulin à farine, protégé dès 1950 comme l’un des premiers monuments de ce type reconnu pour son intérêt ethnologique, abrite des mécanismes partiellement datés de la fin du XVIIIe siècle. Parmi ceux-ci figurent deux paires de meules, un système de régulation, et un arbre moteur portant la date de 1796.
Le moulin cesse définitivement son activité peu après sa protection. Sa toiture est refaite dans les années 1960, et la tour est consolidée en 1993. Bien que ses mécanismes internes soient en partie conservés, le moulin n’est plus en fonctionnement aujourd’hui. Il reste un témoignage architectural et technique des pratiques meunières traditionnelles du Lauragais, région autrefois surnommée le « grenier à blé du Languedoc ».