17 La Pinsonnerie (Faye-d'Anjou) 49380 Bellevigne-en-Layon
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
2e moitié du XVIIIe siècle
Construction du moulin
Construction du moulin 2e moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Moulin à farine de type cavier
1926
Fin de l'activité meunière
Fin de l'activité meunière 1926 (≈ 1926)
Arrêt définitif de la production
22 mai 1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 mai 1978 (≈ 1978)
Protection patrimoniale officielle
1987
Restauration du moulin
Restauration du moulin 1987 (≈ 1987)
Ajout des ailes Berton par les Leblanc
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin à vent de la Pinsonnerie (cad. D 708) : inscription par arrêté du 22 mai 1978
Personnages clés
Dominique et Anita Leblanc - Propriétaires-restaurateurs (1987)
Viticulteurs ayant restauré le moulin
Origine et histoire du moulin à vent de la Pinsonnerie
Le moulin à vent de la Pinsonnerie est un édifice emblématique situé à Faye-d'Anjou, dans le département de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire. Construit durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, ce moulin à farine de type cavier, avec son cône en maçonnerie, illustre l’architecture traditionnelle des moulins angevins. Il était initialement dédié à la production de farine, une activité essentielle pour les communautés rurales de l’époque, et a fonctionné jusqu’en 1926. Son mécanisme, encore en bon état, comprend deux paires de meules et un nettoyeur de blé, témoignant de son rôle économique central dans la région.
Pendant les guerres de Vendée, le moulin a joué un rôle stratégique en servant de poste de signalisation pour alerter la population de Faye-d'Anjou de l’arrivée des troupes royalistes, les chouans. La position de ses ailes permettait de transmettre des messages codés, transformant ce lieu de production en un outil de résistance. Cette double fonction, à la fois utilitaire et défensive, reflète les tensions politiques et militaires qui ont marqué l’Anjou à cette période.
Inscrit au titre des monuments historiques en 1978, le moulin a été restauré en 1987 par Dominique et Anita Leblanc, un couple de viticulteurs des Coteaux du Layon. Les propriétaires ont équipé le moulin d’ailes Berton, un système moderne pour l’époque de sa restauration, et l’ont ouvert ponctuellement au public lors des fêtes locales. Une légende locale raconte qu’un trésor aurait été caché dans l’un des moulins des coteaux du Layon par des moines pour le soustraire aux chouans, ajoutant une dimension mystique à ce patrimoine historique.
Architecturalement, le moulin se distingue par sa masse circulaire comprenant deux caves parallèles, dont une menant à la base du massereau abritant les meules. La hucherolle, tournée grâce à une échelle servant de guivre, et les verges à scions portant des volées Berton à onze planches, illustrent la complexité technique de ces édifices. Aujourd’hui, le moulin de la Pinsonnerie reste un symbole du patrimoine industriel et rural de l’Anjou, tout en rappelant les bouleversements historiques de la région.