Frise chronologique
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification du moulin au lieudit Le Paradis.
Après 1860
Modernisation des ailes
Modernisation des ailes
Après 1860 (≈ 1860)
Ajout du système Berton aux ailes.
4 juillet 1988
Première protection
Première protection
4 juillet 1988 (≈ 1988)
Inscription comme monument historique.
2 mai 1991
Donation à la commune
Donation à la commune
2 mai 1991 (≈ 1991)
Transfert de propriété à Sancheville.
27 mars 1996
Modification de l'arrêté
Modification de l'arrêté
27 mars 1996 (≈ 1996)
Mise à jour de la protection légale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin, ainsi que son mécanisme, déplacé du lieudit Le Paradis (cad. AD 44) au lieudit Sainte-Marie (cad. ZN 17) : inscription par arrêté du 4 juillet 1988 modifié par arrêté du 27 mars 1996
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
Le moulin à vent du Paradis, situé initialement au lieudit Le Paradis à Sancheville (Eure-et-Loir), a été érigé durant la première moitié du XVIIIe siècle. Ce monument emblématique, classé parmi les Moulins à vent de Beauce, illustre l’architecture rurale et les techniques meunières de l’époque. Son mécanisme interne, particulièrement bien conservé, comprend un pivot renforcé par des faux-pieds, un bourdon cylindrique en bois, et un régulateur à boules pour ajuster l’écartement des meules. Contrairement aux moulins traditionnels de la région, sa blutterie et ses meules sont situées au même étage, reflétant une adaptation technique locale.
Au XIXe siècle, le moulin a subi une restauration majeure, incluant l’ajout d’ailes à système Berton après 1860, une innovation permettant un meilleur contrôle de la vitesse de rotation. Ces ailes, composées de planchettes mobiles, étaient reliées à un arbre métallique et un rouet en bois au deuxième étage. La transmission du mouvement reposait sur une couronne à denture intérieure engrenant avec un pignon, tandis qu’un frein permettait de modérer la vitesse. Ces aménagements techniques témoignent de l’évolution des moulins vers une mécanisation accrue durant la révolution industrielle.
En 1991, le moulin a été donné à la commune de Sancheville par un propriétaire privé, puis déplacé du lieudit Le Paradis vers Sainte-Marie pour des raisons de préservation. Cette relocation, officialisée par un arrêté de protection en 1988 (modifié en 1996), a permis de sauvegarder l’intégralité de son mécanisme, aujourd’hui propriété communale. Le site, bien que peu accessible en termes de localisation précise (niveau 6/10), reste un exemple rare de moulin à vent fonctionnel et documenté, illustrant à la fois le patrimoine technique et l’histoire agricole de la Beauce.