Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin Moulin à vent

Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie

  • Le Bas Rat
  • 49440 Challain-la-Potherie
Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie
Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie
Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie
Moulin à vent du rat à Challain-la-Potherie
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1796
Achat du terrain
1827
Première mention explicite
1855
Vente du moulin
1859
Rehaussement et modernisation
1925-1930
Installation d'un moteur
1975
Inscription aux monuments historiques
1978
Restauration des ailes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Moulin à vent du Rat (cad. H 233) : inscription par arrêté du 21 novembre 1975

Personnages clés

Pierre Brillet Propriétaire initial du moulin, ayant acheté le terrain en 1796.
Jean Brillet Dernier propriétaire du moulin dans la famille Brillet, l'ayant vendu en 1855.
François Hoinard Acheteur du moulin en 1855, marquant le début de la propriété par la famille Hoinard.
Paul‑René‑Étienne Hoinard Propriétaire du moulin après François Hoinard.
Bernard Hoinard Propriétaire du moulin depuis 1999.
André Croix Charpentier ayant remplacé une des verges du moulin en 1992.

Origine et histoire du moulin à vent du rat

Le moulin à vent du Rat, situé à Challain-la-Potherie (Maine-et-Loire), est un moulin-tour en schiste, haut de neuf mètres et composé de trois étages desservis par une échelle étroite suivant la courbure du mur. Construit pour Pierre Brillet entre l'achat du terrain en 1796 et la première mention explicite en 1827, il appartient à la même famille jusqu'en 1855, date à laquelle Jean Brillet le vend à François Hoinard ; lui succèdent François Hoinard, son fils Paul‑René‑Étienne Hoinard, puis Bernard Hoinard depuis 1999. Peu après 1859, le moulin, qui ne possédait alors qu'une paire de meules et des ailes à voiles, est rehaussé d'un étage et équipé d'ailes Berton en planches et de trois paires de meules. L'énergie éolienne reste la source unique jusque dans les années 1925‑1930, lorsque l'on installe un moteur pour actionner les meules en cas de panne de vent ; dans les années 1950 ce moteur est diésel, puis il est remplacé par un moteur électrique encore en place. En 1936, le meunier ayant refusé d'être contingenté, le moulin ne broie que des céréales secondaires destinées à l'alimentation du bétail ; un contingent lui est accordé en 1991, ce qui permet depuis de produire de la farine blanche de boulangerie, la seule production de ce type dans le département. Les ailes, devenues vétustes et hors service en 1975, sont refaites en 1978 dans le cadre d’un renouveau qui permet au moulin de fonctionner de nouveau au vent ; l'une des verges, en mauvais état, est remplacée en 1992 par le charpentier André Croix. La coiffe est virée par un treuil au troisième étage ; au deuxième étage tournent les meules, entraînées par le hérisson et trois couronnes, et au rez-de-chaussée se trouvent la bluterie et l'ensachage. Symbole des constructions en schiste du pays segréen, le moulin a été inscrit au titre des monuments historiques en 1975 et demeure le dernier moulin à vent du département mené par un meunier professionnel.

Liens externes