Construction initiale 1648 (≈ 1648)
Millésime gravé sur la tour du moulin.
1832
Construction du moulin jumelé
Construction du moulin jumelé 1832 (≈ 1832)
Second moulin abandonné au XXe siècle.
1963
Arrêt définitif
Arrêt définitif 1963 (≈ 1963)
Mort du meunier Hippolyte Cazeneuve.
1983
Restauration
Restauration 1983 (≈ 1983)
Toiture et gouvernail refaits.
27 janvier 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 janvier 1992 (≈ 1992)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin à vent, dit En Carretou (cad. B 553) : inscription par arrêté du 27 janvier 1992
Personnages clés
Hippolyte Cazeneuve - Dernier meunier
Décédé en 1963, marquant l’arrêt du moulin.
Origine et histoire du moulin à vent en Carretou
Le moulin à vent dit En Carretou, situé à Mascarville en Occitanie, est l’un des plus anciens du grand sud-ouest. Portant le millésime 1648 sur sa tour, il se distingue par sa structure tronconique en moellons et briques romaines, typiques du Lauragais. Construit sur une butte, il était équipé d’une porte en plein cintre et d’une baie pour hisser les sacs de grain, avec des rouages en bois actionnant des meules de 1,70 m de diamètre. Ce moulin, jumelé à un second daté de 1832, formait un complexe incluant une maison de meunier et un petit moulin à eau, approvisionnant la population locale en farine de blé ou de maïs jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Le moulin En Carretou a cessé son activité en 1963, à la mort de son dernier meunier, Hippolyte Cazeneuve. Sa toiture en bardeaux et son gouvernail ont été restaurés en 1983. Classé Monument Historique par arrêté du 27 janvier 1992, il témoigne de l’ingéniosité technique des moulins à vent du sud-ouest et de leur rôle central dans l’économie rurale. Le site, bien que partiellement abandonné au XXe siècle, conserve des traces de son fonctionnement d’origine, notamment ses mécanismes internes et son architecture adaptée aux vents locaux.
Le moulin illustre l’évolution des techniques meunières entre le XVIIe et le XIXe siècle, passant d’une production artisanale à une activité semi-industrielle. Son abandon progressif au XXe siècle reflète les transformations agricoles et la disparition des petits moulins locaux, remplacés par des infrastructures plus modernes. Aujourd’hui, il constitue un patrimoine emblématique de Mascarville, lié à l’histoire agraire de l’Occitanie et à l’héritage des savoir-faire traditionnels.