Frise chronologique
1732
Début de l'exploitation par les Mégrot
Début de l'exploitation par les Mégrot
1732 (≈ 1732)
Famille Mégrot exploite les moulins.
vers 1860
Reconstruction du moulin
Reconstruction du moulin
vers 1860 (≈ 1860)
Bâtiment reconstruit après rachat révolutionnaire.
1897
Transformation en atelier mécanique
Transformation en atelier mécanique
1897 (≈ 1897)
Eugène Mégrot installe des machines.
années 1930
Ajout de tours mécaniques
Ajout de tours mécaniques
années 1930 (≈ 1930)
Modernisation de l'atelier existant.
1983
Fin de l'activité industrielle
Fin de l'activité industrielle
1983 (≈ 1983)
Arrêt définitif de la production.
11 octobre 2021
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 octobre 2021 (≈ 2021)
Protection des façades et installations techniques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes du moulin-atelier Mégrot : les façades et toitures du bâtiment, le bâtiment d’eau en totalité avec la roue, le rez-de-chaussée en totalité avec les installations techniques, situées 4 rue des Moulins, sur la parcelle n° 192, section AD du cadastre, tel que délimité sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 11 octobre 2021
Personnages clés
| Famille Mégrot - Propriétaire et exploitant |
Gère les moulins depuis 1732. |
| Eugène Mégrot - Transformateur du moulin |
Convertit le site en atelier en 1897. |
Origine et histoire
Le moulin-atelier Mégrot est installé dans le hameau de Moulin l'Evêque, à Saint-Père, un lieu où quatre moulins à blé existaient depuis le Moyen Âge sous la propriété de l'évêque d'Auxerre. Ces moulins, dont celui de la Commanderie, étaient initialement affermés à la Commanderie templière de Villemoison. La famille Mégrot, qui exploite plusieurs de ces moulins depuis 1732, en devient propriétaire à la Révolution après avoir racheté le moulin de la Commanderie.
Vers 1860, le bâtiment est entièrement reconstruit et continue son activité de meunerie jusqu'en 1897. À cette date, Eugène Mégrot le transforme en atelier de mécanique, spécialisé dans la rectification des cylindres de meunerie. Deux machines dédiées à cet usage y sont installées, suivies de deux tours mécaniques dans les années 1930. L’activité industrielle du site prend fin en 1983, marquant la clôture d’une histoire liée à la fois à l’agriculture et à la mécanique.
Le moulin-atelier est aujourd’hui protégé au titre des Monuments Historiques depuis le 11 octobre 2021. Les éléments préservés incluent les façades, les toitures, le bâtiment d’eau avec sa roue, ainsi que le rez-de-chaussée et ses installations techniques. Ces vestiges témoignent de son évolution, depuis un moulin médiéval jusqu’à un site industriel du XXe siècle, en passant par une phase de modernisation mécanique au XIXe siècle.