Construction du moulin 1877-1879 (≈ 1878)
Bâti par Cyrille Hollebeke, meunier local.
1888
Modernisation technique
Modernisation technique 1888 (≈ 1888)
Ajout d’une machine à vapeur et générateur.
1930
Fin de l’activité meunière
Fin de l’activité meunière 1930 (≈ 1930)
Arrêt définitif de la production.
1988
Rachat par la commune
Rachat par la commune 1988 (≈ 1988)
Début des projets de restauration.
1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1989 (≈ 1989)
Protection officielle du moulin et maison.
1989-1992
Restauration complète
Restauration complète 1989-1992 (≈ 1991)
Travaux menés par la commune.
1992
Restauration des ailes
Restauration des ailes 1992 (≈ 1992)
Intervention de l’association ARAM.
2001
Création d’un estaminet
Création d’un estaminet 2001 (≈ 2001)
Réhabilitation de la maison du meunier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du moulin ; façades et toitures de la maison du meunier (cad. BD 154) : inscription par arrêté du 17 février 1989
Personnages clés
Cyrille Hollebeke - Meunier et constructeur
A bâti le moulin entre 1877 et 1879.
Origine et histoire du moulin d'Halluin
Le moulin d'Halluin, situé à Halluin dans le département du Nord, est un moulin à farine de type néerlandais construit entre 1877 et 1879 par le meunier Cyrille Hollebeke. Dernier des cinq moulins de la commune, il se distingue par sa structure conique en brique, haute d’une dizaine de mètres, et sa calotte tournante de 12 tonnes. Il était équipé d’une galerie circulaire en bois pour orienter les ailes, supportée par 27 poutres de 3,50 mètres. En 1888, une machine à vapeur et un générateur y furent installés pour moderniser son fonctionnement.
Le moulin cessa son activité en 1930 et fut transformé en bâtiment agricole en 1935. À l’abandon, il fut racheté par la commune en 1988, qui entreprit des travaux de restauration entre 1989 et 1992. En 2001, le site fut enrichi d’un estaminet dans l’ancienne maison du meunier, d’une halle extérieure et d’espaces verts. Depuis 1989, le moulin et sa maison adjacente sont inscrits aux monuments historiques, témoignant de l’histoire industrielle et artisanale de la région.
Architecturalement, ce moulin illustre le savoir-faire des meuniers du XIXe siècle, combinant matériaux traditionnels (brique, bois) et innovations techniques (machine à vapeur). Sa restauration a permis de préserver un patrimoine emblématique de la métropole lilloise, tout en lui offrant une nouvelle vocation culturelle et touristique. L’association ARAM Nord-Pas-de-Calais a notamment contribué à la restauration de ses ailes en 1992.