Moulin de Crémeur à Guérande en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin Moulin à vent

Moulin de Crémeur à Guérande

  • Moulin de Cremeur
  • 44350 Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
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Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Moulin de Crémeur à Guérande
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XVe siècle
Construction du moulin
Fin du XVIIIe siècle
Fin de fonctionnement
1901
Classement historique
Années 1980
Restauration du moulin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Moulin de Cremeur : classement par arrêté du 7 janvier 1901

Personnages clés

Tristan de Carné Seigneur de Crémeur au moment de la construction du moulin.
Yves Querbic Propriétaire légendaire ayant passé un pacte avec le Diable pour construire le moulin.

Origine et histoire du moulin de Crémeur

Le moulin de Crémeur, surnommé « moulin du Diable », est un moulin à vent situé au lieu‑dit Crémeur sur la commune de Guérande, en Loire‑Atlantique. Son toponyme dérive du breton krec'h, qui signifie « hauteur, promontoire ». Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1901. Il daterait de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe, selon les moulurations des encadrements des baies, et la seigneurie de Crémeur appartenait alors à Tristan de Carné. La tour, de type « petit‑pied » breton, est construite en granite de taille avec un rez‑de‑chaussée à assise débordante ; l'encorbellement portant l'étage est décoré de trois larges moulures en ressaut. L'une des fenêtres conserve les consoles du treuil et, dans une niche à accolade, se trouve une statuette de la Vierge à l'Enfant. La toiture, restaurée, est en bardeaux de châtaignier ; l'arbre moteur porte encore les deux verges munies de leurs verrons pour les voiles, et le guivre ainsi que la perche du frein sont conservés. Le moulin disposait d'ailes à toiles et d'un guivre pour l'orienter face au vent, mais il ne possède plus son mécanisme ; il a cessé de fonctionner à la fin du XVIIIe siècle puis a été restauré dans les années 1980. La tradition populaire raconte qu'Yves Querbic, trop pauvre pour bâtir son moulin, conclut avec le Diable un pacte qui permit la construction en une nuit ; au moment où la dernière pierre manquait, il plaça une statuette de la Vierge dans la niche et fit le signe de croix, ce qui fit fuir le démon. Le moulin a inspiré la représentation d'un vitrail dans la chapelle de Pen‑Bron, à La Turballe.

Liens externes