Construction du moulin Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification du moulin à vent de type « petit-pied » breton.
Fin du XVIIIe siècle
Fin de fonctionnement
Fin de fonctionnement Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Arrêt définitif de l'activité meunière du moulin.
1901
Classement historique
Classement historique 1901 (≈ 1901)
Inscription du moulin au titre des monuments historiques.
Années 1980
Restauration du moulin
Restauration du moulin Années 1980 (≈ 1980)
Travaux de restauration pour préserver la structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin de Cremeur : classement par arrêté du 7 janvier 1901
Personnages clés
Tristan de Carné
Seigneur de Crémeur au moment de la construction du moulin.
Yves Querbic
Propriétaire légendaire ayant passé un pacte avec le Diable pour construire le moulin.
Origine et histoire du moulin de Crémeur
Le moulin de Crémeur, surnommé « moulin du Diable », est un moulin à vent situé au lieu‑dit Crémeur sur la commune de Guérande, en Loire‑Atlantique. Son toponyme dérive du breton krec'h, qui signifie « hauteur, promontoire ». Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1901. Il daterait de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe, selon les moulurations des encadrements des baies, et la seigneurie de Crémeur appartenait alors à Tristan de Carné. La tour, de type « petit‑pied » breton, est construite en granite de taille avec un rez‑de‑chaussée à assise débordante ; l'encorbellement portant l'étage est décoré de trois larges moulures en ressaut. L'une des fenêtres conserve les consoles du treuil et, dans une niche à accolade, se trouve une statuette de la Vierge à l'Enfant. La toiture, restaurée, est en bardeaux de châtaignier ; l'arbre moteur porte encore les deux verges munies de leurs verrons pour les voiles, et le guivre ainsi que la perche du frein sont conservés. Le moulin disposait d'ailes à toiles et d'un guivre pour l'orienter face au vent, mais il ne possède plus son mécanisme ; il a cessé de fonctionner à la fin du XVIIIe siècle puis a été restauré dans les années 1980. La tradition populaire raconte qu'Yves Querbic, trop pauvre pour bâtir son moulin, conclut avec le Diable un pacte qui permit la construction en une nuit ; au moment où la dernière pierre manquait, il plaça une statuette de la Vierge dans la niche et fit le signe de croix, ce qui fit fuir le démon. Le moulin a inspiré la représentation d'un vitrail dans la chapelle de Pen‑Bron, à La Turballe.