Frise chronologique
1727
Construction du moulin
Construction du moulin
1727 (≈ 1727)
Date gravée ou attestée du moulin coquetier.
1844
Recensement des moulins
Recensement des moulins
1844 (≈ 1844)
Quatre moulins à Perros-Guirec, un seul à vent.
27 juin 1983
Inscription monument historique
Inscription monument historique
27 juin 1983 (≈ 1983)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin de la Lande du Crac : partie subsistante (cad. D 2051) : inscription par arrêté du 27 juin 1983
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
Le moulin de la Lande du Crac'h est un moulin à vent situé dans le bourg de La Clarté, sur la commune de Perros-Guirec, dans le département des Côtes-d'Armor. Daté de 1727, il appartient à la catégorie des moulins de type coquetier, une architecture rare en Bretagne. Sa tour, bien qu’écrêtée, conserve des caractéristiques distinctives comme un appareillage en moellons à joints vifs et un mur-bahut sur encorbellement, évoquant une influence militaire. Ce type de construction reflète les techniques locales de l’époque, adaptées aux contraintes climatiques et topographiques de la région.
Une statistique de 1844 recense quatre moulins à Perros-Guirec : trois moulins à eau et un seul moulin à vent, confirmant la rareté de ce dernier. À l’intérieur, subsistent des vestiges d’un escalier en pierre, témoignages de son usage passé. Le moulin a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juin 1983, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Son état actuel, bien que partiellement altéré, permet d’étudier les moulins bretons du XVIIIe siècle et leur rôle dans l’économie locale, notamment pour la mouture des céréales.
La région de Perros-Guirec, située sur la côte nord de la Bretagne, était à cette époque marquée par une activité agricole et maritime intense. Les moulins à vent, moins fréquents que les moulins à eau, étaient stratégiquement placés pour profiter des vents dominants. Leur construction répondait à des besoins communautaires, souvent liés à la meunerie ou à la production d’énergie pour des activités artisanales. Le moulin de la Lande du Crac’h illustre cette dualité entre utilité pratique et héritage architectural, typique des petites structures rurales bretonnes.