Construction du moulin 1773 (≈ 1773)
Date gravée sur la pierre sommitale.
1865
Acquisition par la famille Levoyer
Acquisition par la famille Levoyer 1865 (≈ 1865)
Début de l’exploitation meunière familiale.
1950
Arrêt définitif des ailes
Arrêt définitif des ailes 1950 (≈ 1950)
Fin de l’activité meunière.
12 juillet 1965
Classement monument historique
Classement monument historique 12 juillet 1965 (≈ 1965)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin de la Quetraie (cad. O 82) : inscription par arrêté du 12 juillet 1965
Personnages clés
Famille Levoyer - Propriétaires-meuniers
Exploitants du moulin de 1865 à 1950.
Origine et histoire du moulin de la Quétraye
Le moulin de la Quétraye est un moulin-tour situé à Mésanger, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Construit au 3e quart du XVIIIe siècle, il porte la date de 1773 gravée sur une pierre en haut de sa tour, probablement celle de son édification. Ce petit moulin, composé de deux étages et d’une coiffe en ardoise, fonctionnait avec une paire de meules au premier étage et une trémie d’alimentation au second. Sa coiffe était orientable grâce à un système de treuil et crémaillère, tandis qu’une bluterie, initialement installée au rez-de-chaussée, fut déplacée au début du XXe siècle dans un bâtiment annexe.
Acquis en 1865 par la famille Levoyer, le moulin resta en activité meunière jusqu’en 1950, date à laquelle ses ailes cessèrent définitivement de tourner. Malgré une réfection de la toiture après 1965, le mécanisme ne fut jamais remis en service. Une seule verge subsiste aujourd’hui, témoin des anciennes volées Berton qui actionnaient le moulin. Classé monument historique par arrêté du 12 juillet 1965, il incarne le patrimoine industriel et artisanal de la Loire-Atlantique, marqué par l’énergie éolienne et l’évolution des techniques meunières.
Architecturalement, le moulin de la Quétraye se distingue par sa structure compacte et son système de transmission horizontale, reliant autrefois la tour à la bluterie annexe. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques souligne son importance comme vestige des moulins à vent de la région, aujourd’hui disparus ou transformés. Les vestiges visibles, comme les verrons pivotants, rappellent son fonctionnement d’origine, tandis que son état actuel interroge sur les défis de la préservation du patrimoine rural.