Construction initiale 2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Moulin à vent à une paire de meules.
vers 1860
Modernisation par Berton
Modernisation par Berton vers 1860 (≈ 1860)
Ailes en planches et deuxième paire de meules.
1914
Arrêt définitif
Arrêt définitif 1914 (≈ 1914)
Fin de son activité meunière.
15 février 1977
Classement monument historique
Classement monument historique 15 février 1977 (≈ 1977)
Inscription par arrêté ministériel.
17 décembre 1980
Remise en état
Remise en état 17 décembre 1980 (≈ 1980)
Restauration et remise au vent.
13 février 2016
Perte des ailes
Perte des ailes 13 février 2016 (≈ 2016)
Dégâts causés par une tempête.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin à vent dit Moulin de la Roche ou de la Franchaie (cad. B 475) : inscription par arrêté du 15 février 1977
Personnages clés
Ingénieur Berton - Inventeur
Ailes en planches installées vers 1860.
M. Croix - Charpentier-amoulageur
Restauration du moulin en 1980.
Origine et histoire du moulin de la Roche
Le moulin de la Roche, situé à La Possonnière en Maine-et-Loire, est un moulin à vent construit dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il appartenait autrefois aux terres du château de Serrant et ne possédait alors qu’une seule paire de meules, avec une voilure en toile, typique des moulins antérieurs à 1850. Sa structure en tour cylindrique en maçonnerie, coiffée d’une toiture conique pivotante, en fait un exemple caractéristique des moulins-tours de l’Anjou.
Vers 1860, le moulin fut rehaussé pour accueillir des ailes à voilure en planches, inventées par l’ingénieur Berton, ainsi qu’une seconde paire de meules et un régulateur à boules. Ce système moderne permit d’améliorer sa productivité jusqu’à son arrêt définitif en 1914. La tour, construite en schiste ardoisier, mesure 8 mètres de haut pour 6 mètres de diamètre, avec des murs épais de 90 cm à la base. Deux frettes métalliques, ajoutées en 1906, renforcent sa structure.
Classé monument historique en 1977, le moulin de la Roche fut restauré en 1980 grâce à une collaboration entre l’association des Moulins de l’Anjou, les Monuments Historiques, le département de Maine-et-Loire et la commune de La Possonnière. Remis en état de fonctionnement le 17 décembre 1980 par le charpentier-amoulageur M. Croix, il perdit cependant ses ailes lors d’une tempête le 13 février 2016. Son mécanisme interne, incluant un arbre moteur en chêne incliné de 13 degrés et des meules situées au deuxième étage, témoigne de son ingénierie historique.
Le moulin dépendait autrefois de la seigneurie de Serrant, soulignant son lien avec l’histoire locale et l’économie rurale de l’Anjou. Son architecture et ses aménagements successifs reflètent les évolutions techniques des moulins à vent entre le XVIIe et le XIXe siècle, ainsi que leur rôle central dans la production de farine pour les communautés environnantes.