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Moulin de La Roche à Fontenay-le-Comte en Vendée

Moulin de La Roche

    26 Impasse du Moulin de la Roche
    85200 Fontenay-le-Comte
Propriété privée
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1700
1800
1900
2000
1190
Première mention du moulin
1796
Vente du moulin
1928
Installation d'une turbine
25 septembre 1935
Incendie du moulin
1935
Reconstruction de la minoterie
1963
Arrêt de la turbine
1992
Fermeture définitive
2013
Destruction du moulin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Richard Cœur de Lion - Duc d'Aquitaine et roi d'Angleterre Mentionne le moulin en 1190
François Bonnaud - Propriétaire en 1796 Acquiert le moulin de Pichard
Michel Guillon - Dernier minotier actif Décède en 1963
Jacques Guillon - Fils de Michel Guillon Dirige le moulin (1979-1992)

Origine et histoire

Le Moulin de La Roche, situé à Fontenay-le-Comte en Vendée, trouve ses origines au Moyen Âge. Une charte de 1190 signée par Richard Cœur de Lion mentionne déjà un moulin à cet emplacement, alors lié à un monastère dédié à saint André. Ce moulin, initialement intégré au fief du Pasty, est cédé en 1796 à François Bonnaud par Charles-Zacharie Pichard. Il connaît plusieurs changements de propriétaires avant de devenir une minoterie moderne.

Au début du XXe siècle, le moulin subit des modernisations majeures. En 1928, une turbine centripète fabriquée par la société TRB est installée, remplaçant progressivement les anciennes roues. En 1933, un moteur diesel Duvant de 45 chevaux-vapeur remplace le moteur à gaz. Cependant, le 25 septembre 1935, un incendie ravage le moulin, épargnant seulement la maison du minotier. Une minoterie moderne est alors reconstruite sur son emplacement, avec une ossature en béton et bois, et un équipement neuf permettant une production de 220 quintaux en 24 heures.

La minoterie fonctionne jusqu’en 1963, année où une brèche dans la chaussée interrompt définitivement l’activité de la turbine. Après la mort de Michel Guillon, son épouse et leurs quatre enfants reprennent l’entreprise. En 1979, leur fils Jacques en prend la direction jusqu’à sa retraite en 1992. Faute de repreneur, l’activité cesse, mais Jacques Guillon préserve les machines, considérées comme un patrimoine industriel important. Malgré des tentatives de reconversion touristique à partir de 1997, le moulin est inscrit puis radié des monuments historiques (2003-2011) avant d’être détruit en 2013.

Le Moulin de La Roche représente un témoin exceptionnel de l’architecture industrielle de l’entre-deux-guerres. Sa reconstruction en 1935, après l’incendie, intègre des techniques modernes pour l’époque, comme l’ossature en béton et des machines performantes. Bien que son activité ait cessé et qu’il ait finalement été démoli, il illustre l’évolution des moulins traditionnels vers des minoteries industrielles au XXe siècle.

Liens externes