Moulin de la Saulaie à Candé en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin Moulin à vent

Moulin de la Saulaie à Candé

  • R.N. 23bis
  • 49440 Candé
Moulin de la Saulaie à Candé
Moulin de la Saulaie à Candé
Moulin de la Saulaie à Candé
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1437
Première mention du moulin
1527
Autres mentions historiques
XVIIe ou XVIIIe siècle
Construction probable
1865
Rehaussement du moulin
27 mai 1975
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Moulin de la Saulaie (cad. A 817) : inscription par arrêté du 27 mai 1975

Personnages clés

Jean Hullin Meunier mentionné dans un bail de 1437.
Antoine de l'Esperonnière Propriétaire du château de La Saulaie qui fit reconstruire le logis à partir de 1654.
Marquis de l'Esperonnière Propriétaire qui fit démolir et reconstruire des parties du château au XIXe siècle.
Auguste-Adolphe-Eugène Beignet Architecte angevin responsable de la construction de la nouvelle partie gauche du logis en 1882-1883.
Bühler Paysagiste qui aménagea les terres alentour en parc en 1877-1878.

Origine et histoire du moulin de la Saulaie

Le moulin de la Saulaie est un moulin à vent de type tour, situé à la sortie de Candé sur la route de Freigné et faisant partie du domaine du château de La Saulaie. Implanté sur une éminence rocheuse dominant le château et la porte Océane de la rocade, il jouxte le faubourg de Beaulieu, anciennement rattaché à la paroisse et commune de Freigné ; le moulin a été rattaché à Candé en 1955 lors de l'extension communale sur Freigné, Angrie et La Cornuaille. Construit en schiste, pierre abondante dans la région, et couvert en ardoise, il est représentatif des moulins-tours d'Anjou. La tour compte trois étages vides ; le moulin est désaffecté, en mauvais état et fermé au public. La coiffe pivotante est immobilisée et affaissée sur son chemin de roulement. Sont conservés le guivre en bois, l'arbre moteur, une partie des verges et des éléments d'ailes Berton en bois, les verges étant dépourvues de leurs verrons pivotants. Le guivre, qui permettait d'orienter la coiffe et les ailes depuis le sol, a disparu dans la plupart des moulins du Segréen, remplacé au XIXe siècle par un treuil ou un moulinet mécanique. Un moulin est mentionné sur ce site dès 1437, dans un bail du seigneur de la Saulaie à un meunier nommé Jean Hullin ; d'autres mentions datent de 1527 ; le tertre portait alors le toponyme de Rochentmelle, aujourd'hui disparu. L'édifice actuel n'est probablement pas antérieur au XVIIe ou au XVIIIe siècle ; il a été rehaussé de deux mètres en 1865 lors de l'installation d'ailes Berton, selon des travaux historiques. Les ailes Berton, apparues en Anjou vers 1840, pouvaient s'ouvrir et se fermer mécaniquement depuis l'intérieur, ce qui permit de les placer plus haut pour capter des vents plus favorables. Le moulin-tour de la Saulaie est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 27 mai 1975. Le château de La Saulaie, mentionné au XIVe siècle, conserve le terre-plein carré entouré de douves et les tours d'angle sud-ouest et nord-ouest. Le logis fut reconstruit à partir de 1654 par Antoine de l'Esperonnière, qui fit aménager une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception dans une tour à l'angle sud-est ; la tour sud-est disparut en 1720 et fut remplacée par la chapelle actuelle, qui porte la date. Au XIXe siècle, le marquis de l'Esperonnière fit démolir les ailes sud et ouest et une partie de l'aile nord ; il conserva la partie droite et fit élever, en 1882-1883, une nouvelle partie gauche du logis dont l'achèvement porte la date et qui fut confiée à l'architecte angevin Auguste-Adolphe-Eugène Beignet. Dans la même période furent construits de nouveaux communs vers le nord-ouest, achevés en 1880, ainsi qu'une orangerie et une serre ; les terres alentour furent aménagées en parc par Bühler en 1877-1878 et s'ouvrent par deux portes et conciergeries, au nord et à l'est, édifiées vers 1880 probablement. Les étables situées derrière les communs portent la date de 1897, et la liaison entre la partie gauche du logis et la tour nord-ouest se fit par un pavillon terminé en 1906.

Liens externes