Première attestation du moulin 1445 (≈ 1445)
Mention écrit du moulin en activité.
1795
Trois paires de meules en service
Trois paires de meules en service 1795 (≈ 1795)
Deux pour le blé, une pour l’huile.
1865
Arrêt définitif du moulin
Arrêt définitif du moulin 1865 (≈ 1865)
Fin de l’activité meunière.
1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1927 (≈ 1927)
Inscription par arrêté ministériel.
1962
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture 1962 (≈ 1962)
Remplacement par une dalle de béton.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin de la Tour (ancien) , situé sur les bords du Céron : inscription par arrêté du 13 juillet 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire du moulin de la Tour
Le Moulin de la Tour, attesté dès 1445 à Cordes-sur-Ciel, est un ensemble architectural composé d’une tour médiévale probablement du 4e quart du XIIIe siècle, d’un moulin du XVe siècle et d’un bâtiment de liaison du XVIe siècle. Construit en moellon de calcaire, il abritait trois paires de meules en 1795 : deux pour le blé et une pour l’huile. Son activité cesse vers 1865, marquant la fin de son rôle économique dans la région.
En 1962, la toiture délabrée est remplacée par une dalle de béton, transformant le sommet en terrasse pour stabiliser la structure. Aujourd’hui, subsistent au rez-de-chaussée deux paires de meules et, en sous-sol, trois cuves en pierre de taille ayant accueilli les roues hydrauliques. Une quatrième cuve extérieure, adossée au canal de fuite, aurait servi de moulin à tan pour les tanneries voisines, selon la tradition orale.
Classé Monument Historique par arrêté du 13 juillet 1927, le moulin illustre l’évolution des techniques hydrauliques et artisanales entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Son architecture hybride — tour défensive, moulin et bâtiment de liaison — reflète les adaptations successives de ce site emblématique des bords du Cérou.
La tour, dont les fenêtres suggèrent une origine tardive au XIIIe siècle, domine un ensemble où se mêlent fonctions militaires (surveillance), économiques (mouture, production d’huile) et artisanales (tannage). L’arrêt définitif du moulin en 1865 coïncide avec la mécanisation croissante des activités rurales, tandis que sa restauration au XXe siècle vise à préserver un patrimoine menacé par le temps.