Première mention écrite 1272 (≈ 1272)
Moulin cité comme banal de la baronnie.
1896
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction 1896 (≈ 1896)
Rebâti par Émile Roffay dans un style gothique.
20 octobre 1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 20 octobre 1986 (≈ 1986)
Protection des substructions et parties anciennes.
début XXe siècle
Fin de l'activité meunière
Fin de l'activité meunière début XXe siècle (≈ 2004)
Arrêt définitif de la production.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Substructions et parties anciennes à l'exclusion des parties du XIXe siècle (cad. BI 14) : inscription par arrêté du 20 octobre 1986
Personnages clés
Émile Roffay - Architecte
Reconstruit le moulin en 1896.
Origine et histoire du moulin du Boëlle
Le moulin du Boëlle, aussi appelé moulin du Château, était le moulin banal de la baronnie de Montreuil-Bellay. Mentionné dès 1272, il aurait pu exister dès la fondation de la forteresse vers 1025. Plusieurs fois reconstruit, notamment aux XVe et XVIIe siècles, il fut détruit par un incendie en 1896. L'architecte Émile Roffay le rebâtit dans un style gothique inspiré du XVe siècle, tout en intégrant des équipements modernes pour la minoterie.
Avant 1896, le moulin comprenait deux bâtiments à un étage, disposés perpendiculairement au Thouet, avec une chaussée détournant les eaux. Après l'incendie, il fut équipé de broyeurs à cylindres et d'un système de mouture automatique Simon, exploité par l'entreprise Tenneguin-Mallard. Le moulin cessa son activité meunière au début du XXe siècle. Les substructions et parties anciennes, à l'exclusion des ajouts du XIXe siècle, furent inscrites aux monuments historiques en 1986.
Le moulin du Boëlle illustre l'évolution des techniques de meunerie, passant des meules traditionnelles aux procédés industriels. Son architecture mêle des éléments médiévaux et des reconstructions du XIXe siècle, reflétant son adaptation aux besoins économiques de chaque époque. Aujourd'hui, il témoigne du patrimoine industriel et architectural de l'Anjou.