Frise chronologique
1837
Construction du moulin à huile
Construction du moulin à huile
1837 (≈ 1837)
Déclaré opérationnel le 28 janvier 1837.
11 juillet 1837
Réglementation des eaux
Réglementation des eaux
11 juillet 1837 (≈ 1837)
Arrêté fixant le régime hydraulique.
1872
Conversion en moulin à farine
Conversion en moulin à farine
1872 (≈ 1872)
Charles Levasseur installe des meules.
1882
Transformation en atelier d'optique
Transformation en atelier d'optique
1882 (≈ 1882)
Rachat par Auguste Duru.
1936
Restauration de la roue
Restauration de la roue
1936 (≈ 1936)
Réalisée par Alfred Welnoski.
1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1990 (≈ 1990)
Protection du bâtiment et de la roue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment du moulin, y compris sa roue ; vannage et déversoir (cad. B 56) : inscription par arrêté du 9 avril 1990
Personnages clés
| Nicolas Honoré Levasseur - Propriétaire et constructeur |
Fonde le moulin en 1837. |
| Charles Levasseur - Héritier et meunier |
Convertit le moulin en 1872. |
| Auguste Duru - Opticien et acquéreur |
Transforme le site en 1882. |
| Jules Alexandre Sanglier - Opticien et propriétaire |
Poursuit l’activité jusqu’en 1922. |
| Alfred Welnoski - Artisan restaurateur |
Rénove la roue en 1936. |
Origine et histoire
Le moulin du Clos-Guidon, édifié au 2e quart du XIXe siècle sur la rive gauche du Thérain entre Balleux et Vrocourt, se compose de cinq bâtiments distincts. Son atelier en pan de bois et torchis, avec soubassement de brique et pierre, abritait initialement une roue à aubes. Ce moulin hydraulique, créé en 1837 comme moulin à huile, illustre les mutations économiques locales, passant de la meunerie à l’optique puis à la scierie.
À l’origine, le moulin est construit en 1837 par Nicolas Honoré Levasseur, propriétaire d’un moulin à foulon à Crillon, sur un site historique lié à Quentin Thierry, argentier du prince de Dombes au XVIIe siècle. Déclaré opérationnel le 28 janvier 1837 sous le nom de moulin de l’Argenterie, il est régulé par un arrêté sur le régime des eaux le 11 juillet de la même année. En 1872, son fils Charles Levasseur le transforme en moulin à farine équipé de meules à l’anglaise.
En 1882, le moulin est racheté par Auguste Duru, opticien à Songeons, et son épouse Henriette Lallemand, qui le convertissent en usine de matériel d’optique, spécialisée dans les tiges de lunettes et le polissage des verres. Une partie des bâtiments est démolie en 1884 pour moderniser l’atelier. Par alliance, la propriété échoit à Jules Alexandre Sanglier, qui maintient l’activité lunetière jusqu’en 1922, reflétant l’essor de cette industrie dans la région.
Entre 1923 et 1953, le site devient une scierie dirigée par Jean André Sanglier, avec des transformations majeures pour adapter les lieux. La roue hydraulique, restaurée en 1936 par Alfred Welnoski, actionne les machines jusqu’à l’abandon de l’énergie hydraulique en 1953 au profit de l’électricité. Après 1980, le moulin, un temps pressenti pour un écomusée, est restauré depuis 1998 et sert désormais d’habitation privée.
Le moulin, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, conserve sa roue à aubes, son vannage et son déversoir, bien que la plupart de ses mécanismes originels aient disparu. Son histoire incarne les adaptations successives d’un patrimoine industriel aux besoins économiques locaux, de la meunerie à la lunetterie puis à la scierie.