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Moulin du Clos Guidon à Vrocourt dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin à eau

Moulin du Clos Guidon à Vrocourt

    3 Le Clos Guérin
    60112 Vrocourt
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1837
Construction du moulin à huile
11 juillet 1837
Réglementation des eaux
1872
Conversion en moulin à farine
1882
Transformation en atelier d'optique
1936
Restauration de la roue
1990
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiment du moulin, y compris sa roue ; vannage et déversoir (cad. B 56) : inscription par arrêté du 9 avril 1990

Personnages clés

Nicolas Honoré Levasseur - Propriétaire et constructeur Fonde le moulin en 1837.
Charles Levasseur - Héritier et meunier Convertit le moulin en 1872.
Auguste Duru - Opticien et acquéreur Transforme le site en 1882.
Jules Alexandre Sanglier - Opticien et propriétaire Poursuit l’activité jusqu’en 1922.
Alfred Welnoski - Artisan restaurateur Rénove la roue en 1936.

Origine et histoire

Le moulin du Clos-Guidon, édifié au 2e quart du XIXe siècle sur la rive gauche du Thérain entre Balleux et Vrocourt, se compose de cinq bâtiments distincts. Son atelier en pan de bois et torchis, avec soubassement de brique et pierre, abritait initialement une roue à aubes. Ce moulin hydraulique, créé en 1837 comme moulin à huile, illustre les mutations économiques locales, passant de la meunerie à l’optique puis à la scierie.

À l’origine, le moulin est construit en 1837 par Nicolas Honoré Levasseur, propriétaire d’un moulin à foulon à Crillon, sur un site historique lié à Quentin Thierry, argentier du prince de Dombes au XVIIe siècle. Déclaré opérationnel le 28 janvier 1837 sous le nom de moulin de l’Argenterie, il est régulé par un arrêté sur le régime des eaux le 11 juillet de la même année. En 1872, son fils Charles Levasseur le transforme en moulin à farine équipé de meules à l’anglaise.

En 1882, le moulin est racheté par Auguste Duru, opticien à Songeons, et son épouse Henriette Lallemand, qui le convertissent en usine de matériel d’optique, spécialisée dans les tiges de lunettes et le polissage des verres. Une partie des bâtiments est démolie en 1884 pour moderniser l’atelier. Par alliance, la propriété échoit à Jules Alexandre Sanglier, qui maintient l’activité lunetière jusqu’en 1922, reflétant l’essor de cette industrie dans la région.

Entre 1923 et 1953, le site devient une scierie dirigée par Jean André Sanglier, avec des transformations majeures pour adapter les lieux. La roue hydraulique, restaurée en 1936 par Alfred Welnoski, actionne les machines jusqu’à l’abandon de l’énergie hydraulique en 1953 au profit de l’électricité. Après 1980, le moulin, un temps pressenti pour un écomusée, est restauré depuis 1998 et sert désormais d’habitation privée.

Le moulin, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, conserve sa roue à aubes, son vannage et son déversoir, bien que la plupart de ses mécanismes originels aient disparu. Son histoire incarne les adaptations successives d’un patrimoine industriel aux besoins économiques locaux, de la meunerie à la lunetterie puis à la scierie.

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