Construction du moulin 1772 (≈ 1772)
Édifié par un marchand d’Arpajon.
1788
Ajout d’un foulon
Ajout d’un foulon 1788 (≈ 1788)
Complète les deux paires de meules.
5 décembre 1979
Inscription MH
Inscription MH 5 décembre 1979 (≈ 1979)
Façades et toitures protégées.
Fin XIXe siècle
Déclin et transformation
Déclin et transformation Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Perte du bief, conversion en habitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 928) : inscription par arrêté du 5 décembre 1979
Personnages clés
Marchand d’Arpajon (non nommé) - Commanditaire
A fait construire le moulin en 1772.
Origine et histoire du moulin du Pont-de-Mamou
Le moulin du Pont-de-Mamou est un ancien moulin à farine édifié en 1772 par un marchand local d’Arpajon-sur-Cère, dans le Cantal. Initialement équipé de deux paires de meules, il fut complété en 1788 par un foulon, un dispositif utilisé pour le traitement des étoffes. Ce bâtiment illustre l’activité meunière et artisanale de la région au XVIIIe siècle, avant de décliner à la fin du XIXe siècle avec la disparition de son bief (canal d’amenée d’eau).
À la fin du XIXe siècle, le moulin perd sa fonction première et est converti en maison d’habitation. Son architecture, caractéristique de l’habitat rural cantalien, se distingue par un plan rectangulaire, des murs en pierre volcanique (lave) et une toiture en lauzes (pierres plates) avec un coyau (toit légèrement incurvé). Aujourd’hui, il ne conserve aucun élément extérieur visible lié à son usage d’origine, comme des roues ou mécanismes.
Les façades et toitures du moulin ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1979, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Situé rue Jean-Jaurès, le bâtiment abrite désormais une cave et deux pièces superposées, sans trace apparente de son passé industriel. Son histoire reflète l’évolution des activités économiques locales, du travail artisanal à la transformation en logement.
Le moulin du Pont-de-Mamou s’inscrit dans le paysage architectural du Cantal, où les constructions en lave et lauzes dominent, adaptées aux ressources naturelles de la région volcanique. Son déclin coïncide avec la modernisation des techniques de meunerie et la disparition progressive des petits moulins ruraux, remplacés par des installations plus grandes et centralisées.