Patrimoine classéMoulin à eauMoulinMoulin fortifié
Moulin fortifié de Cougnaguet à Calès
Lavitalie
46350 Calès
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1260
Première mention du moulin
Première mention du moulin 1260 (≈ 1260)
Le moulin est mentionné pour la première fois, appartenant aux Cisterciens d'Aubazines.
1292-1350
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel 1292-1350 (≈ 1321)
Période de construction du moulin fortifié de Cougnaguet.
1446
Affermage du moulin
Affermage du moulin 1446 (≈ 1446)
Le moulin, en ruines après la guerre de Cent Ans, est affermé à Etienne Peyrelade et Bertrand Dubernat.
1778
Vente à un particulier
Vente à un particulier 1778 (≈ 1778)
Les moines vendent le moulin à un particulier, signatures de meuniers datées de cette année.
1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1925 (≈ 1925)
Le moulin est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin fortifié de Cognaguet : inscription par arrêté du 10 décembre 1925
Personnages clés
Etienne Peyrelade
Affermataire du moulin en 1446.
Bertrand Dubernat
Affermataire du moulin en 1446.
Pierre et Laurent Duras
Affermataires du moulin en 1448.
Origine et histoire du moulin fortifié
Le moulin fortifié de Cognaguet, situé à Calès dans le département du Lot, est un moulin à eau construit essentiellement en pierre de taille sur le cours de l'Ouysse. Un moulin y est mentionné pour la première fois en 1260; il appartenait aux Cisterciens d'Aubazines et aurait été édifié par des frères convers des granges d'Alix, près de Rocamadour. La construction de l'édifice actuel a commencé en 1292 et s'est achevée en 1350, et les maçonneries en pierre de taille peuvent remonter aux XIIIe ou XIVe siècles. Après la guerre de Cent Ans, le moulin, alors en ruines, fut affermé en 1446 à Etienne Peyrelade et Bertrand Dubernat, puis en 1448 à Pierre et Laurent Duras, et le bâtiment porte les traces d'une campagne de réparation et d'aménagement peut‑être réalisée avant la fin du XVe siècle. Les moines le vendent à un particulier en 1778; on relève sur les embrasures des signatures de meuniers datées de 1778, 1779 et 1907. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 10 décembre 1925. Le moulin a fonctionné jusque 1959 et conserve le contingent d'écrasement de 1 535 quintaux qui lui fut accordé en 1936. Bâti sur un site isolé et susceptible d'être attaqué, il présente des éléments défensifs sur trois côtés de la salle des meules et sur la façade méridionale, dont deux meurtrières, et l'entrée se faisait par un passage à gué pouvant être noyé par l'ouverture des vannes. L'alimentation en eau est assurée par un barrage de six mètres d'épaisseur sur l'Ouysse; le système de vannes est actionné par un treuil en bois, dispositif exceptionnel conservé sur place. L'intérieur, pavé de galets, abrite quatre paires de meules de 1,5 tonne entraînées par des rouets en bois, et l'ensemble des mécanismes est entretenu dans la tradition et le respect des matériaux. Témoin remarquable de la meunerie préindustrielle, le moulin est ouvert au public depuis une quarantaine d'années et propose des démonstrations de mouture d'avril à septembre.