Première mention écrite 1681 (≈ 1681)
Moulin cité comme Moulin-Neuf ou Moulin de la Marmite.
vers 1865
Modernisation et rehaussement
Modernisation et rehaussement vers 1865 (≈ 1865)
Ajout d’un étage et installation d’ailes Berton.
1880
Campagne de rénovation
Campagne de rénovation 1880 (≈ 1880)
Encadrements de baies en brique ajoutés.
1930
Ajout d’un moteur auxiliaire
Ajout d’un moteur auxiliaire 1930 (≈ 1930)
Installation d’un moteur Ruston-Hornsby à huile lourde.
1952
Cessation d’activité
Cessation d’activité 1952 (≈ 1952)
Arrêt définitif du fonctionnement meunier.
5 décembre 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 décembre 1975 (≈ 1975)
Inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
27 décembre 1980
Restauration et remise en fonction
Restauration et remise en fonction 27 décembre 1980 (≈ 1980)
Le moulin redevient opérationnel après travaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin à vent dit Le Moulin Neuf (cad. F 392) : inscription par arrêté du 5 décembre 1975
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire du moulin Neuf
Le Moulin Neuf d'Angrie, aussi appelé Moulin de la Marmite, est un moulin à vent dont la tour tronconique en moellons de schiste, haute de 11 mètres, est mentionnée dès 1681. Il faisait alors partie du domaine de la seigneurie de Villegontier à Candé. Sa structure initiale, surmontée d’une coiffe en bardeaux de châtaignier, reflète les techniques de construction meunière de l’Anjou au XVIIe siècle.
Au milieu du XIXe siècle, vers 1865, le moulin est modernisé avec l’ajout d’un étage et l’installation d’ailes Berton de 17 mètres d’envergure, caractéristiques des innovations technologiques de l’époque. Les encadrements de baies en brique, ajoutés en 1880, marquent cette campagne de rehaussement. En 1930, un moteur auxiliaire Ruston-Hornsby de 15 chevaux, fabriqué en Angleterre, est installé pour compléter la force éolienne, illustrant la transition vers des énergies mixtes.
Le moulin cesse son activité en 1952, mais son mécanisme — rouet en orme, transmission à alluchons, deux paires de meules et bluterie — reste intact. Classé Monument Historique en 1975, il est entièrement restauré en 1980, permettant la remise en fonction de ses ailes et de sa machinerie. Aujourd’hui, il constitue un exemple rare de moulin à vent opérationnel, alliant patrimoine architectural et ingénierie pré-industrielle.
Son système de rotation de la coiffe, actionné par un treuil au 3e étage, et son régulateur à boules témoignent de la sophistication des moulins angevins. La conservation du moteur Ruston-Hornsby et des meules d’origine en fait un site clé pour comprendre l’évolution des techniques meunières entre le XVIIe et le XXe siècle.